63% des célibataires sont satisfaits de l’être

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63% des célibataires sont satisfaits de l’être, selon un sondage OpinionWay, réalisé pour le site de rencontres Meetic. Un chiffre qui démontre qu’il est possible de s’épanouir en dehors du sacro-saint couple. Même si certain(e)s doivent encore lutter contre une pression sociale forte. Et l’apparition d’un nouvel ennemi : les réseaux sociaux.

Selon cette enquête menée en octobre, ils sont 62% des hommes et 64% des femmes à être satisfaits de leur situation.

On est donc bien loin de l’image de la vieille fille ou du vieux garçon que l’on pointait du doigt dans le passé, comme nous le confirme le sociologue Christophe Giraud : « Avant, si on voulait réussir sa vie, il fallait qu’à un moment donné on soit marié. On devenait adulte par le mariage. Or, ce n’est plus le cas. Et si on décide de se passer la bague au doigt, c’est désormais de façon volontaire, sans pression parentale, sauf peut-être dans certains milieux marqués par la tradition ou la religion ».

 

« Aujourd’hui, il n’est plus du tout bizarre d’être célibataire », renchérit Héloïse des Monstiers, la responsable du marché français chez Meetic, qui se targue d’être à l’origine de plus de 6 millions de couples. « On sait que les études se sont rallongées pour les jeunes, que les couples se séparent plus facilement qu’avant. Résultat, tout le monde a été célibataire ou le sera à un moment de sa vie. L’image d’Epinal du couple qui se marie à 20 ans et qui reste ensemble jusqu’à ses 80 ans n’existe plus dans la société », poursuit-elle.

 

Du coup, dire à quelqu’un que l’on est célibataire est devenu extrêmement banal. « D’autant que le célibat est quelque chose aujourd’hui d’éminemment transitoire. On peut être seul dans son logement mais vivre des histoires d’amour plus ou moins stables. Ce sont les « Living Apart Together » (les couples non cohabitants, ndlr). Ce ne sont pas des situations d’isolement relationnel, ni même de désert sexuel. Et pour ceux qui n’ont vraiment personne, ils peuvent être entre deux relations. C’est une sorte de moment de répit, de pause avant de commencer une nouvelle histoire. Le célibat n’est plus vécu comme un échec, comme une impossibilité à accéder à quelque chose qui distingue tout le monde, comme le mariage », analyse Christophe Giraud.

 

Un seul bémol peut-être, les 25-34 ans qui ne sont que 49% à apprécier leur célibat. « C’est l’âge où de nombreux jeunes adultes entrent dans une union cohabitante et c’est un moment où se prépare un projet d’enfant. Pour cet âge-là, il y a une forme de pression sociale pour trouver un conjoint, notamment pour les femmes soumises à la fameuse horloge biologique », poursuit le sociologue. Et il n’y a qu’à regarder la presse féminine pour s’en convaincre, avec un titre qui revient comme un mantra : « Célibat, comment s’en sortir ? », comme s’il fallait se battre contre quelque chose, au même titre que le terme ‘célibattante’, qui faisait florès dans les années 2000.

« Car même si cette situation est assumée, on a quand même envie de partager des choses à deux », avance Héloïse des Monstiers. A l’image de Christophe qui nous dit : « Libre mais il me manque quelque chose ou plutôt quelqu’un ». Ou Julie, qui après 13 ans de relation, 5 ans de mariage et une petite fille de 3 ans, a dû tout recommencer. « J’ai appris à vivre seule, à faire ce que je veux quand je veux, à n’avoir à dépendre de personne », écrit-elle à LCI, pointant le seul vrai inconvénient de sa vie de célibat : le manque de sexe. « Il faut quand même le dire, les sextoys, c’est bien, mais un homme, un vrai, c’est quand même mieux », conclut-elle.

Les réseaux sociaux ont-ils modifié notre perception de l’amour ?

Alors, quand vient l’envie de se remettre en couple, une nouvelle injonction à supplanté le mariage : l’influence des réseaux sociaux. Ces derniers ont-ils modifié notre perception de l’amour ? Assurément, selon l’enquête OpinionWay pour Meetic, puisque 72 % des célibataires y estiment que les photos publiées sur les réseaux sociaux donnent une fausse impression de la réalité et 59% disent que ça conduit à avoir des attentes irréalistes quant à ce que devrait être une relation de couple.

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