Affi N’guessan veut des poursuites contre Mamadi Diané

Ali Bongo, dont la «réélection frauduleuse » au Gabon est contestée en interne et à l’international [UA, ONU, EU etc.] et ses proches ont accusé recemment Mamadi Diané, conseiller spécial d’Alassane Ouattara, d’avoir introduit des hackers en vue de falcifier les élections de la présidentielle au Gabon en faveur de Jean Ping.

Ces faits ont poussé le chef d’Etat ivoirien à limoger ce proche collaborateur de longue date.

L’un des camps du Front Populaire Ivoirien, notamment celui dirigé par Pascal Affi N’Guessan, vient de réagir à cette affaire.

Dans une déclaration signée d’Agnès Monnet, la secrétaire générale du clan Affli fustige la « propension du régime d’Abidjan, à constamment violer la souveraineté de pays frères par la déstabilisation de leurs institutions ». Le FPI version Affi rappelle ici l’affaire Soro Guillaume et les écoutes téléphonique suite au coup-d’état avorté du général Dienderé au Burkina-Faso.

« Le FPI exige, vu la gravité des actes incriminés, lesquels portent atteinte à l’honorabilité et à la crédibilité de la Côte d’Ivoire, que des poursuites judiciaires soient engagées contre toutes les personnes impliquées dans ce complot contre l’Etat Gabonais et ne saurait se satisfaire du simple limogeage de M. Mamadi Diané annoncé par la présidence de la république », indique notamment le communiqué signé par l’épouse de l’ex ministre Léon-Emanuel Monnet.

« Le FPI exhorte le peuple Gabonais à la sérénité et au sens des responsabilités afin d’éviter que leur pays ne sombre dans le chaos comme cela a été le cas en Côte d’Ivoire à l’occasion de l’élection présidentielle de 2010. », conclut ce communiqué.