Alassane Ouattara a gâté le pays !

Avec sa politique hasardeuse d’exclusion / Rien ne va en Côte d’Ivoire où les mutineries se succèdent, l’administration publique paralysée. Face à la situation, le gouvernement Ouattara est débordé et le bateau prend l’eau de partout.

Les événements que la Côte d’Ivoire vit ces derniers jours s’apparentent à une descente aux enfers pour un pays présenté comme l’un des plus prometteurs de la sous-région ouest africaine, avec une croissance économique de 9% en moyenne ces cinq dernières années. Depuis que le pays est rentré dans la 3ème république, avec la constitution taillée sur mesure qui fait de la Côte d’Ivoire une monarchie, tout va de mal en pis. La mutinerie déclenchée le 5 janvier à Bouaké est venue mettre définitivement au grand jour l’incapacité d’Alassane Ouattara à diriger le pays et à faire le bonheur des populations. Sa politique de deux poids deux mesures et son mépris pour certaines couches socioprofessionnelles ont plongé la Côte d’Ivoire dans l’abime. Aujourd’hui, le pays devient ingouvernable comme il l’avait promis et c’est peu dire. Les mutineries se suivent, les fonctionnaires sont en grève depuis près de deux semaines, les écoles et hôpitaux sont paralysés, le pays livré aux braqueurs et coupeurs de route… Le régime Ouattara qui dit se préoccuper de la situation, comme l’a indiqué le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste Koné Bruno sur sa page twitter, semble perdu. Il est pris à son propre piège et ne sait comment se tirer d’affaire. Après avoir accepté de payer plus de 102 milliards de Fcfa à des ex-rebelles recrutés pour déstabiliser le régime Gbagbo, les fonctionnaires ont durci leur position et d’autres corps socioprofessionnels qui avaient mis leurs préoccupations en veilleuse les sortent du tiroir. Tout le monde veut sa part du gâteau, ici et maintenant. Un chaos se prépare donc. Par ailleurs, au plan moral, il y a de quoi s’inquiéter. La décision de Ouattara étant une prime à la rébellion, il est clair qu’il sera de plus en plus difficile de convaincre les jeunes de se consacrer à leurs études et aux braqueurs de renoncer à leurs sales besognes.

EMMANUEL AKANI

Le Nouveau Courrier