Concours d’instituteurs adjoints: Ce qu’il faut savoir….

Concours d'instituteurs adjoints / Dans moins d’un mois, des dizaines de milliers de candidats vont débuter les démarches administratives pour le concours d’instituteurs adjoint. 5 000 places sont en jeu.

Dans moins d’un mois, des dizaines de milliers de candidats vont débuter les démarches administratives pour le concours d’instituteurs adjoint. 5 000 places sont en jeu. Suspendu depuis quatre ans, le concours des instituteurs adjoints (lA) fait son retour. Cela, malgré la farouche opposition des syndicats d’enseignants du primaire pour qui exercer ce métier, avec le niveau de Brevet d’études du premier cycle (Bepc) est un déshonneur suprême. Le gouvernement a officialisé ce recrutement lors du dernier conseil des ministres. Il y voit plutôt un accompagnement à sa politique de scolarisation obligatoire des enfants de 6 à 16 ans. En d’autres mots, «combler le déficit d’enseignants dans l’enseignement préscolaire et primaire », dixit Bruno Nabagné Koné, porte-parole du gouvernement Alors que les rumeurs vont bon train évoquant même le début des inscriptions des candidats, la Direction des examens et concours (Deco) précise que l’épreuve n’a pas encore été lancée. a Un communiqué sera publié pour informer les intéressés, suivi du calendrier dudit concours», explique notre source à la Deco. Pour elle, il faut s’y attendre dans les semaines à venir. «Cela ne saurait tarder a», ajoute notre interlocuteur. Certainement dans le mois de janvier, dit-il. Au total, 5 000 instituteurs adjoints seront recrutés par le gouvernement. Soit autant de postes budgétaires que lors du lancement du concours d’instituteurs ordinaires (lO). Tout comme le ministre Nabagné Koné l’avait souligné le 21 décembre passé, la durée de la formation de ces instituteurs adjoints sera de 3 ans. Une année au Centre d’animation et de formation pédagogique (Cafop) et deux années de stage sur le terrain.Pour coller à sa politique de décentralisation, le gouvernement a décidé d’organiser le concours dans six capitales régionales : Abidjan, Yamoussoukro, Korhogo, Man, Abengourou et Gagnoa. Pour les intéressés, c’est le moment de préparer les dossiers : casier judiciaire, certificat de nationalité, extrait de naissance datant de moins d’un an.

NORD_SUD
RAPHAEL TANOH