La Côte d’Ivoire à l’école marocaine de tourisme

La Journée mondiale du tourisme a été célébrée ce 27 septembre à Grand-Bassam par Jumia Travel qui a présenté les nouveaux métiers du web dans l’hôtellerie et le tourisme.
Selon Cynthia Adediran Aïssi, Directrice de cette structure, les méthodes de recherche des hôtels ont évolué. « Aujourd’hui, la technologie a bouleversé les habitudes et dans cette vie de mondialisation, le client est exigent et se base sur la technologie. Des applications, sites internet aident donc à la recherchent et à la comparaison des hôtels…Ces innovations digitales influent sur l’habitude du client » a-t-elle indiqué. C’est ce qui a d’ailleurs fait naître une nouvelle vague de métiers autour de ce secteur. Il s’agit entre autre du Costumer service, du Revenue Manager, du Community Manager pour ne citer que ceux-là.
C’est la prestigieuse école hôtelière de la commune qui a servi de cadre pour cette rencontre avec la presse en présence du directeur général de cette école, Hakim Serhani et Patrice Dali, Direteur général du groupe RAMA.
Hakim Serhani, dans un exposé, a présenté la stratégie touristique du Maroc afin de stimuler celle de la Côte d’Ivoire. Pour lui la stratégie de 2020 de son pays s’articule autour d’une approche innovante de la durabilité, d’aménagement territorial novateur avec l’émergence de six nouvelles destinations touristiques de rang international. Aussi, il ya une gouvernance de proximité, participative et efficiente qui va générer plus de 920.000 emplois.
Il exhorte à prendre en compte certains aspects primordiaux du tourisme qui sont pour lui les routes. « L’accessibilité aux sites touristiques sont à prendre en compte » a-t-il souhaité.
Au calendrier des Nations Unies, c’est la date à laquelle le tourisme est officiellement à l’honneur, afin de mettre l’accent sur la manière dont il peut contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable et relever les défis les plus urgents.

Un secteur qui renait de ses cendres

20160927_105751L’ambition du gouvernement ivoirien est de faire de la Côte d’Ivoire l’une des cinq meilleures destinations touristiques en Afrique et la première en Afrique occidentale à l’horizon 2020. Depuis quelques années Abidjan devient l’eldorado des grandes chaînes hôtelières, un secteur hôtelier qui renaît de ses cendres après plusieurs années de disette. Il est en passe de devenir l’un des moteurs de l’économie nationale avec à la clef, l’enregistrement en fin d’année 2014 de 470 869 touristes internationaux contre 269 000 en 2011 avec une recette de 583 milliards FCFA qui représente 4,8% du PIB. 24e destination touristique en Afrique et 117e dans le monde, la Côte d’Ivoire compte plus de 2000 réceptifs hôteliers avec l’arrivée des grandes chaînes.
En l’espace de quelques années, le district d’Abidjan semble être devenu un véritable eldorado pour les groupes hôteliers qui rivalisent d’ingéniosité pour butiner des parts de marché. Ainsi, le groupe hôtelier Carlson Rezidor avec le Radisson Blu, un complexe de 252 chambres pour un montant de 25 milliards FCFA est sorti de terre dans les environs de l’aéroport d’Abidjan non loin de l’hôtel Onomo d’Abidjan.
Aussi, il ya le projet hôtelier du groupe Prosuma sur le parking du Super Hayat au Plateau, le Seen Hôtel d’Abidjan doté d’une capacité de 179 chambres pour un coût total de plus de 29 milliards FCFA, le projet titanesque de construction d’un hôtel cinq étoiles à Abidjan par le géant américain Hilton à hauteur de 287 milliards FCFA.
Heden Hotels & Resorts (complexe hôtelier à capitaux ivoiriens) vient également de lancer la réhabilitation et l’extension de l’Hôtel du Golf. Quant à l’Ivoire Golf Club d’Abidjan, il sera réhabilité et étendu avec la construction d’un hôtel cinq étoiles. Coût global de l’opération : 150 milliards FCFA.
Bref, une importante série de projet qui en l’espace de quelques temps a fait la mue du tourisme ivoirien. Il est bien de souligner que le retour de la BAD à son siège originel, l’aménagement de la bordure de la lagune ébrié avec son port de plaisance (en projet) concourent également à un attrait touristique très important pour la ville d’Abidjan. Tout cela concourt à un influx humain qui effectivement rejaillira en bénéfice pour les hôtels.
En 2010, l’Etat a pris une mesure d’urgence en besoin hôtelier et lancé un vaste programme de réhabilitation des infrastructures hôtelières. Plus de 140 milliards Fcfa sont mobilisés à cet effet. Mieux, la présence d’acteurs importants de l’industrie touristique dont des groupes hôteliers, tours opérateurs, agences de voyage, sites de réservation hôtelière (Jumia Travel) font partie de ce plan de relance.

De JOVAGO à JUMIA TRAVEL/ Une mutation qui simplifie le e-commerce

20160927_103002« Ce processus appelé rebranding désigne tout simplement un changement d’image dans le but de la rendre plus attractive » a fait savoir Cynthia Adediran Aïssi Directrice de l’ex-entreprise JOVAGO qui aujourd’hui devient JUMIA TRAVEL..
Cette nouvelle appellation, selon la directrice Cynthia Aissy ADEDIRAN, vise à gagner en termes de notoriété et se repositionner comme acteurs du voyage sur tous les marchés où ils sont présents et aller au-delàs de l’hôtellerie.
Les clients des différentes entités deviennent simplement des clients Jumia, tout comme ce même client se retrouve avec une interface qui lui propose l’ensemble des services dont il a besoin, c’est le principe du « Tout en UN ».
Si de nombreuses entreprises ou marques se lancent dans des politiques de rebranding, peu réussissent à créer véritablement une marque cohérente, avec une “brand culture” riche à laquelle les consommateurs ont envie d’adhérer. Dans ce système, le risque d’une baisse de visibilité sur les services ou produits, si la communication autour de la nouvelle identité n’est pas bien amorcée.
« Présent en Côte d’Ivoire depuis 2 ans et N°1 de l’hôtellerie, JUMIA TRAVEL est présente dans 40% des hôtels dans les 14 régions et a contribué au positionnement du tourisme hôtelier ivoirien.

Joël DALLY