Nouvelle Constitution, Ahoua N’doli aux jeunes du Pdci: « Ne vous laissez pas manipuler par les apprentis sorciers »

« Au nom de la démocratie, j’entends çà et là des voix discordantes sur le projet de Constitution, des procès d’intention et une campagne d’intoxication diffuse, alors même que le texte de la Constitution n’est pas encore disponible. Chers jeunes, nous avons, vis-à-vis de vous, un devoir de vérité. C’est pourquoi, je vous invite à ne pas vous laisser distraire ou manipuler par ces apprentis sorciers ». C’est en ces termes que le ministre Ahoua N’Doli Théophile s’est exprimé, samedi dernier, au foyer des jeunes de Bongouanou, à l’invitation d’un millier de jeunes du PDCI venus des trois départements de la région du Moronou.
Que reproche-t-on au projet de la nouvelle Constitution ?, s’est interrogé le directeur de cabinet du Premier ministre Daniel Kablan Duncan, par ailleurs secrétaire exécutif du PDCI, qui avait à ses côtés M. Venance Konan, Directeur général de Fraternité Matin.
Sa réponse à la question a été, on ne peut plus claire : « D’abord, on nous dit que l’adoption d’une nouvelle Constitution est inopportune ou que le moment est mal choisi ; mais qui mieux que le peuple ivoirien peut apprécier cela ? Allons au référendum et laissons le peuple décider, s’il veut d’une nouvelle Constitution ou pas. Quels sont ces soi-disant démocrates qui, parce qu’ils se sont constitués en partis politiques ou en quelques groupements d’intérêts particuliers, ont la prétention de vouloir se substituer au peuple souverain ? La démocratie, dit-on, est la voie du peuple ; laissons donc le peuple se prononcer le jour du vote sur l’opportunité ou non d’une nouvelle Constitution. Par ailleurs, que ceux qui n’ont pas eu le courage politique de respecter leurs engagements, n’en veuillent pas aux hommes d’honneur qui ont le souci du respect d’une parole donnée ou d’un engagement pris ».
Ajoutant : « Oui, lisez bien les accords de Marcoussis ou de Pretoria ou la lettre du Président Thabo Mbeki sur la crise ivoirienne ; ces accords politiques majeurs signés par les différents acteurs politiques de notre pays parlent tous de la réforme constitutionnelle, comme une condition de la garantie de la paix et de la stabilité en Côte d’Ivoire. Cela fait au moins dix ans que cette révision aurait dû être faite, de quel moment favorable nous parle-t-on donc ?