Rocco Siffredi: « Je suis fier d’être un héros »

Âgé de 52 ans, l’acteur italien s’est confié dans les colonnes du magazine M du journal Le Monde. Dans cette interview, il reconnaît que le « porno est une croix lourde à porter ».

Il est l’acteur porno le plus connu au monde. Avec plus de 1700 films à son actif, Rocco Siffredi revient largement sur son parcours, dans une interview accordée à M le magazine, du groupe Le Monde. L’Italien reconnaît que ses atouts physiques ont sans aucun doute joué en sa faveur pour percer dans le métier. « Si j’en avais une plus petite, je ne serais pas Rocco Siffredi », soutient-il. « Mais le porno, parfois est une croix lourde à porter ».

« Tous les films que j’ai tournés m’ont procuré des plaisirs et des émotions que je n’oublierai jamais », confie l’acteur, qui précise avoir eu des relations sexuelles avec « quatre ou cinq filles » par film… soit près de 7000 partenaires ! C’est à l’âge de 20 ans qu’il joue pour la première fois, dans Belle d’amour, un film X tourné dans un appartement du 15e arrondissement parisien. « Pour moi, le choix du porno est un choix délibéré », assène-t-il. Sa précocité a sans doute joué dans ce choix: « J’avais 10 ans lorsque je me suis masturbé pour la première fois ».

« S’il n’y a plus de limite, où est la liberté? »
A 40 ans, le métier et l’environnement du porno commencent à devenir pesant: il arrête pour pouvoir se consacrer à sa famille. Mais le sexe demeure une part indissociable de sa personnalité. « Tous les après-midi, j’allais voir les putes », confie-t-il. « J’avais besoin de ma dose de sexe [car] j’étais malheureux ». Il décide alors de retourner devant la caméra. Depuis 2016, Rocco Siffredi joue dans une docu-réalité diffusée sur Canale 5, intitulée Casa Siffredi. Une sorte de télé-réalité où l’on peut suivre l’acteur, en plein lancement de sa nouvelle ligne de vêtements, entouré de sa famille.

Au cours de cette interview, la star du porno partage son analyse de l’évolution du métier, où certaines pratiques sexuelles, comme la sodomie, sont désormais devenues la norme sur les tournages. « Les filles doivent se faire faire une péridurale pour supporter la douleur (…) S’il n’y a plus de limites, où est la liberté ? », s’interroge-t-il.