À Mostaganem depuis samedi pour une étape d’une semaine en perspective de la deuxième partie de saison, l’entrîneur Abdelkader Amrani a lancé un gros chantier en dépit de la courte durée, cinq mois, de son engagement au Mouloudia d’Oran. La première véritable mission de l’ancien entraîneur du WAT soir incontestablement d’opérer les changements qu’il estime nécessaires tout en assurant la continuité de ce qu’avait entraîné son prédécesseur Moez Bououkaz. Avec son management (beaucoup) moins souple que celui du technicien tunisien, Amrani aura ainsi à imposer, d’abord, sa méthode de travail avant de songer à composer un onze compétitif. Auparavant, l’aura à découvrir un effectif déséquilibré et manquant terriblement de talents, notamment dans le secteur offensif.

Devant obligatoirement à composer avec un groupe de joueurs dont il n’a choisi aucun d’eux, puisque arrivé à la mi-saison, de surcroît dans un club frappé d’une énième interdiction de recrutement en raison des Dettes colossales (plus de 21 milliards de centimes) entassées au niveau de la CNRL, le quadruple vainqueur de la Coupe d’Algérie avec quatre clubs différents (WAT, ASOC, MOB et CSC) doit, en parallèle, s’habituer à un contexte mouloudéen complètement différent de celui qu’il ‘il avait connu en 1999 ou en 2001, dates de ses deux passages précédents sur le banc des Rouge et Blanc d’El-Hamri.

Abdelkader Amrani, sur ce point précis, ne devra pas vraiment compter sur la direction du Mouloudia, connu pour son inexistence quasi permanente sur le terrain de la vérité, ni sur appui du public oranais, qui boycotte son équipe en raison, justement, de son opposition aux dirigeants et actionnaires actuels de la SSPA-MCO. Au sein du vestiaire, il aura également à recentrer l’attention de ses joueurs sur le terrain seulement, ce qui n’est pas une sinécure avec des trentenaires qui attendent de voir leur situation financière s’apurer depuis de longs mois, en vain, en dépit des promesses des présidents Tayeb Mehiaoui puis Youssef Djebbari avant que Belhadj promet ne, avant-hier, de leur reversé (enfin) un mois de salaire « dans les plus brefs délais ».

Rachid BELARBI

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