Il faut dire que ce n’est pas la première fois que cette tension est signalée sur ce produit, causant à chaque fois des perturbations dans sa distribution et une grande rue sur les espaces de vente. Le climat de panique, nourri à chaque fois par des rumeurs en tous genres, est à l’origine de cette rue.

RÉ.epuis la fin de la semaine dernière, une ruée brutale a été constatée sur la semoule, provoquant la disparition de ce produit des espaces de vente habituels à Jijel. « Même la semoule de moindre qualité qui était jusque-la boudée par le consommateur n’a pas été épargnée, toutes les quantités ont été épuisées, il n’y a plus rien, cela dure depuis 4 ou 5 jours », signale un commerçant locataire un magasin de vente de ce produit.

Comme toujours, ce sont des rumeurs qui semblent avoir été alimentées, cette fois-ci, par la crise en Ukraine, et qui ont poussé les citoyens à se ruer sur ce produit qui fait déjà l’objet d’une certaine tension depuis l’ apparition de la pandémie du coronavirus.

Cette situation a causé une certaine perturbation dans l’appropriation des espaces de vente et des quatre points de vente d’Agrodiv (ex-Riad) à Jijel. Habituellement, l’approvisionnement en semoule est assuré par l’unique minoterie de Jijel, ici produit 280 q/j, une quantité qui reste toutefois insuffisante eu égard aux besoins de la consommation locale.

Celle-ci est également assurée par des approvisionnements à partir de nombreuses autres minoteries déployées hors de la wilaya de Jijel.

Le directeur du commerce et de la promotion de l’exportation, même s’il a reconnu une certaine tension sur ce produit signalé selon lui, depuis le week-end dernier, il estime qu’il n’y a pas de pénurie de la semoule.

Selon lui, les points de vente d’Agrodiv de Jijel, Taher et El-Milia continuent d’être alimentés et des efforts sont en cours pour assurer un meilleur approvisionnement en ce produit de base à partir des minoteries des autres wilayas.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que cette tension est signalée sur ce produit, causant à chaque fois des perturbations dans sa distribution et une grande rue sur les espaces de vente.

C’est dire emprise de la rumeur qui ne cesse de semer le doute et la panique au sein des citoyens, pousse à s’arracher un produit que certains ont jeté en grandes quantités, après avoir stocké à l’installation de la crise sanitaire de la Covid-19.

La rumeur faisant état de sa rupture a rapidement eu son effet sur des consommateurs qui se sont mis à le chercher dans tous les espaces de vente. À telle enseigne que se procurer un sac de 10 ou 25 kg est devenu une mission pas si simple.

Une épreuve de trop pour le citoyen dans un contexte d’une flambée générale des produits de grande consommation, à laquelle s’ajoute cette histoire de la semoule, qui revient au-devant des soucis.

À qui profitent de telles rumeurs, alors que des lois entières ont été promulguées pour lutter contre toutes formes de spéculation ? Telle est l’interrogation que d’aucuns soulèvent, d’autant que le pays est encore loin d’être confronté à une telle crise.

Et c’est le ministre de l’Agriculture et du Développement rural qui le confirme en affirmant que « l’Algérie dispose d’un stock de céréales suffisant jusqu’à la fin de l’année en cours et ne sera pas affecté par les changements survenus au niveau mondial ».

Amour Z.

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