La Société algérienne d’endoscopie digestive (ASDE) est née. C’est l’œuvre de médecins spécialisés en gastro-entérologie qui se sont réunis hier pour la création de cette société. Compte tenu de la portance de cette spécialité dans le traitement des malades, ces spécialistes ont jugé utile de s’organiser autour de ce… nouveau-né. L’objectif recherché est de faire connaître davantage cette technique, notamment son rôle dans le processus de diagnostic et, par ricochet, le traitement et le soulagement des patients contre les méfaits des maladies liées à la gastro-entérologie.

Ces gastroentérologues veulent, à travers cette nouvelle organisation, développer cet examen de diagnostic en Algérie. En fait, l’endoscopie digestive est scindée en deux : l’endoscopie digestive haute, souvent appelée gastroscopie, ou fibroscopie, consiste ici à observer l’œsophage, l’estomac et le duodénum, ​​grâce à un tube souple muni d’une petite caméra et à pratiquer des prélèvements et gestes urgicaux. L’endoscope permet d’observer les paroisses de cette partie du tube digestif à la recherche de lésions présentes dans diverses maladies (le reflux gastro-œsophagien, l’ulcère gastroduodénal, la maladie de Crohn, les varices œsophagiennes présentes surtout en cas de cirrhose du foie, la dyspepsie, le cancer de l’œsophage ou de l’estomac…).

L’endoscopie digestive par voie basse, elle, plus connue sous le nom de coloscopie, est un examen médical permanent d’observer ou d’intervenir à l’intérieur du côlon et du rectum. Elle peut également chirurgicalement sur cette paroi pour faire un prélèvement (biopsie) ou pour enlever une excroissance (un « polype » ou un « adénome ») ou une tumeur de petite taille. C’est dire l’importance de cet acte dans la prévention du cancer colorectal, qui est le premier cancer chez l’homme et le deuxième chez la femme après le cancer de sein.

Le choix de la date de la tenue de cette assemblée générale constitutive de l’ASDE n’est, d’ailleurs, pas fortuit puisqu’elle coïncide avec « Mars bleu », le mois de la prévention et du dépistage du cancer colorectal. Les initiateurs de ce projet ont mis l’accent dans leur intervention sur le volet de la formation dans cette spécialité, notamment dans les hôpitaux dotés ici des équipements nécessaires. « Les intérêts des différents ‘endoscopistes’ doivent converger vers le bien-être des malades », indique un des intervenants.

Pour le Pr Ahmed Salah, l’ASDE doit être une force de proposition et un interlocuteur vis-à-vis des pouvoirs publics. Pour lui, cette société doit travailler en collaboration et en partenariat avec les autres organismes liés à l’hépato-gastro-entérologie. Il existe aussi un « espace d’échanges et de concertation pour une meilleure promotion de cet acte médical », explique le Pr Salah. Les membres du bureau de l’ASDE ont été élus au cours des travaux de cette assemblée.

Les quatre régions du pays devaient être représentées au sein de cet exécutif par souci, disent les organisateurs, d’équilibre régional. Par ailleurs, l’ASDE prévoit, les 10 et 11 juin prochains, son premier événement à la clinique Chifa à Hydra. L’agit d’une session de formation qui sera assurée par des experts nationaux et internationaux.

BK

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