Du 1er au 3 février 2022 à la Cité de la culture de Tunis, vingt-quatre courts métrages de fiction et documentaires du monde entier concourront pour le premier prix de cette septième édition. L’Algérie sera représentée par les jeunes réalisateurs Issam Taachit et Youcef Debbihi, respectivement pour « White night » et « Bleakness ».

La septième édition du Panorama International Short Film Festival, qui se déroulera du 1er au 3 février 2022 à la Cité de la culture de Tunis, verra en compétition vingt-quatre (24) courts métrages de fiction et documentaires sur un total de 386 œuvres reçues. Le Liban, l’Algérie, l’Italie, le Bangladesh, la Palestine, le Monténégro et l’Egypte seront les pays représentés par les jeunes réalisateurs du monde arabe, européen et asiatique. Côté algérien, Issam Taachit et Youcef Debbihi présenteront leurs œuvres dans la catégorie « fiction courte » intitulées respectivement White Night (7’12) et Bleakness (9’09, 2021). White night est un court métrage d’animation produit par Imedghassen Prod et Prozoom Studio. L’action de ce film se déroule dans les montagnes des Aurès, au cœur d’une forêt de cèdres.

La neige s’accumule au pied d’une petite maison où une petite fille est fascinée par un bonhomme de neige. Onirique, l’œuvre plonge petits et grands dans un univers magique sur fond de partage et de passion. Taachit, qui est également scénariste, a remporté plusieurs prix pour cette œuvre dans divers festivals à travers le monde, dont la mention spéciale du jury au Festival international « Vues d’Afrique » au Canada, en avril dernier, le meilleur film de ‘ animation au Golden Bee International Children’s Film Festival (Inde), ainsi qu’une sélection au Xposure Festival à Sharjah (Emirats Arabes Unis) et au Bucarest International Animation Film Festival (Animest) en Roumanie.

Youcef Debbihi présentera le court métrage Bleakness (tristesse) avec Toufik Bakhouche et Youssra Benseghir dans les rôles principaux. Bleakness a également fait l’objet de plusieurs participations à de nombreuses manifestations cinématographiques, notamment au Festival international du court métrage numérique d’Annaba, où il a remporté une mention spéciale ex aequo avec Étude pour une crucifixion de Nicolas Gorriateguy (Chili), L’essence de Baptiste Chabot (France) et Cartes postales du bout du monde par Antonopoulos Konstantinos (Grèce). Aux côtés de nos deux Algériens on retrouve entre autres le réalisateur libanais Anthony Merchak avec 40, Beirut mon amour (Beyrouth après 40), un court métrage documentaire qui retrace la double explosion du port de Beyrouth qui a eu lieu en août 2020, qui a fait disparaître des vies. de plusieurs centaines de personnes.

Dans cette œuvre poignante, le réalisateur raconte sa propre expérience quelques minutes après l’explosion, alors qu’il se trouvait à quelques mètres du port. Les scènes apocalyptiques sont capturées par l’objectif du réalisateur ; nuage de fumée en arrière-plan, ambulances filant dans les ruelles de la capitale libanaise, maisons effondrées. Les images exclusives du drame et de la seconde explosion reflètent ce jour fatidique qui restera gravé dans la mémoire des Libanais.

A noter que cette septième édition vise à promouvoir les jeunes cinéastes et se déroulera en présentiel dans le strict respect des mesures sanitaires. A l’heure où nous mettons sous presse les noms des membres du jury n’ont pas encore été dévoilés, mais il sera composé, a-t-on appris auprès du commissaire du festival Kamal Aouij, de compétences exclusivement tunisiennes.

Yasmine Azzouz

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