Le Secrétaire général (SG), chargé de fonctions du DG de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), Nasreddine Messaoudi a mis en avant mardi l’portance de promouvoir la céréaliculture dans le Sud pour hisser la production nationale et réduire les importations qui pèsent sur le Trésor de l’Etat.
Lors d’une réunion organisée pour la Commission de l’Agriculture, la Pêche et l’Environnement à l’populaire nationale (APN), Messaoudi s’est exprimé sur l’importance de promouvoir la céréaliculture dans le Sud, particulièrement la filière du blé, afin de fournir autosuffisance et la sécurité alimentaire à la lumière des perturbations des cours que connaît ce produit sur les marchés internationaux et la consommation élevée du blé par des pays qui en étaient autrefois les exportateurs, pour ne citer que la Chine et l’Index .
La céréaliculture dans le Sud n’étant pas un phénomène nouveau, en ce sens que la moyenne de production avait atteint 1,4 million de quintaux durant les 4 dernières années, il faudra hisser ce niveau de production en attirant les investisseurs vers ces régions.
Pour ce faire, les banques devront apporter leur contribution en finançant les exploitations agricoles qui empêchent le forage des puits, des semailles et des engrais, mais également des moyens de transports modernes pour pouvoir approvisionner les régions mitoyennes et le nord du pays, at-il expliqué.
Et de rappeler que l’Office avait amendé son organigramme en prévoyant une direction de l’agriculture saharienne, censée accompagner les agriculteurs, attirer les investisseurs et les tenir au courant des expériences réussies.
De surcroît, l’OAIC est en contact avec plusieurs investisseurs répondant il explique les compétences requises pour éviter de s’aventurer dans de mauvaises expériences, et en leur citant les expériences réussies à Adrar et à El-Menea par exemple, où la qualité du sol est bonne et les eaux souterraines sont abondantes.
Messaoudi a, par ailleurs, souligné que OAIC, qui s’approvisionne près de 600 minoteries à travers le territoire national, veille à l’approvisionnement du marché, à la faveur de son système d’alformations de pointe qui permet un suivi minutieux au quotidien grâce aux informations exactes recueilli.
« Ce contrôle de l’information favorise une vision prospective qui permet de parer toute rupture ou perturbation dans la distribution », at-il soutenu.
L’office « dispose d’une importante réserve de stockage à l’échelle nationale, ma il y a des lacunes et des disfonctionnements au niveau de la collecte, qui nécessite de grandes installations car l’opération implique un grand nombre d’agriculteurs », at-il expliqué .
Le responsable à affirmé que l’office « compte reguler l’activité des opérateurs dans ce secteur pour aller vers un marché organisé où la facturation et la déclaration des récoltes sont de mise ».
Concernant les subventions, il a fait savoir que l’État consacrait des fonds aux subventions sur les céréales, à travers le financement direct des agriculteurs ou par le biais des coopératives auprès desquels ils peuvent se procurer des semences et des engrais à des prix subventionnés . Ils peuvent aussi bénéficier d’aides sous forme de machines agricoles nécessaires aux opérations de récolte et de moisson-battage.
Il a également évoqué la décision du président de la République relative aux nouveaux prix d’achat des céréales auprès des agriculteurs (blé dur, blé tendre, orge et avoine) qui tient compte des cours appliqués sur les marchés internationaux, ce qui permet aux agriculteurs de couvrir leurs coûts de production et de réaliser une marge bénéficiaire, at-il dit.

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