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LE 7e ART, UN OUTIL DE « DIALOGUE ENTRE LES CULTURES »: Toute l’actualité sur liberte-algerie.com

Initié par l’association France-Algérie (AFA), ce prix, qui tend à promouvoir le 7e art algérien, récompense un premier film de fiction ou documentaire. Pour cette édition, neuf films sont en compétition, et les noms des lauréats seront révélés lors de la cérémonie de remise des prix, prévue le 14 février à l’IMA.

RÉ.epuis cinq ans aujourd’hui, l’Association France-Algérie (AFA) lance un prix intéressant qui tend à promouvoir et à soutenir le cinéma algérien, et ce, en récompensant un premier film de fiction et un premier documentaire. Ce prix, ici le nom de Bouamari-Vautier portes, se veut un hommage à ces deux réalisateurs ayant marqué le 7e art algérien par leur « regard » et leur « engagement ».

Selon les organisateurs, ce projet à vu le jour, car l’association considère le cinéma comme un réel « outil de développement et de connaissance ». Elle veut encourager les jeunes cinéastes algériens et franco-algériens en leur contribuant à une nouvelle visibilité et au développement d’un réseau professionnel », peut-on lire dans le dossier de presse, traduit par Flora Boumia, coordinatrice du prix.

À ce propos, Arnaud Montebourg, président de l’AFA, à souligné : « Quelle meilleure chance de dialogue entre deux peuples, deux cultures, que le cinéma ! C’est le langage d’aujourd’hui que tous ont en partage (…) Les nouveaux talents qui marquent la scène de création algérienne nous touchent et nous émeuvent parce qu’ils évoquent la commune condition humaine, ses drames et ses espoirs. »

Pour l’ancien ministre français, « de part et d’autre de la Méditerranée, se crée ainsi une communauté sensible, faite d’émotions ressenties en commun, et de défis à relever ensemble ». C’est la meilleure réponse aux fauteurs de discorde : nos deux peuples ont besoin de mieux se connaître et de faire vivre cet humanisme moderne ».

Concernant les œuvres sélectionnées – en raison de la pandémie, pour la cuvée 2021, les films retenus sont sortis en 2020 – dans la catégorie fiction, nous rétrouvons Cigare au miel de Kamir Aïnouz ; Ibrahim de Samir Guesmi ; La vie d’après d’Anis Djaad; Argu de Omar Belkacemi ; Soula de Salah Issaad et Voyage en Kabylie de Hace Mess et Mathieu Tuffreau.

Quant à la catégorie documentaire, elle comprend Ne nous racontez plus d’histoire ! de Ferhat Mouhaliet Carole Filiu Mouhali; Leur Algérie de Lina Soualem et Les visages de la victoire de Lyèce Boukhtine. Par ailleurs, ces neuf films en lice pour le grand prix seront départagés par une belle brochette d’un jury composé de personnalités des arts et de la culture.

Parmi ces noms, les producteurs et réalisateurs Alexandre Arcady et Besnier Emmanuel ; les réalisateurs Bentoumi Farid et Nadir Moknèche ou encore les scénaristes et pédagogues Tahar Boukella et l’écrivaine et spécialiste du cinéma maghrébin Denis Brahimi. Et la présidente du jury n’est autre que la réalisatrice Dominique Cabrera.

À noter que l’équipe de pilotage et de sélection du prix Bouamari-Vautier est composée principalement de professionnels des deux rives, à l’exemple de l’artiste franco-algérienne Daiffa, ici « une affiche réalisée représentant la relation d’amitié France-Algérie portée par cette belle Algérienne portant les deux drapeaux, et qui survole la même mer ‘mare nostrum’ », a tenu à préciser Flora Boumia.

Quant aux trophées, ils seront acheminés de Tipasa vers Paris par l’artiste sculpteur Islem Benotsman.

Il est à rappeler que la cérémonie de remise des prix aura lieu le 14 février à l’Institut du monde arabe (IMA) et le soir, entre autres, retransmise dans les Instituts français d’Algérie (IFA).

Hanna M.

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