Le décret exécutif fixant les conditions, les modalités et le montant de l’allocation du chômage ainsi que les engagements du bénéficiaire, vient d’être publié dans le dernier Journal officiel. Pour bénéficier de cette allocation dont le montant est de 13 000 DA, le chômeur prima-demandeur d’emploi doit remplir plusieurs conditions citées dans ce décret, à savoir être de nationalité algérienne, résident en Algérie et âgé entre 19 et 40 ans.
Il est aussi requis d’être inscrit comme chômeur primo-demandeur d’emploi
auprès des services de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) depuis au moins six mois, ne pas disposer d’un revenu, ceux que soit sa nature,
justifier sa situation vis-à-vis du service national et ne pas être inscrit
dans un établissement d’enseignement supérieur ou de formation professionnelle.
Le bénéficiaire ne doit pas avoir déjà démontré des dispositifs publics
de soutien à la création et à l’extension d’activités, aide à l’insertion
professionnelle et d’aide sociale, alors que le conjoint ne doit disposer d’aucun revenu, those que soit sa nature, est-il mis en évidence dans le décret qui stipule aussi dans son article 3 que les détenus ayant purgé leur peine et ne disposant pas de revenus, bénéficieront de cette allocation.

A l’article 4, le décret précis que le maintien du bénéfice de l’allocation chômage est soumis à un nombre d’obligations, à savoir se présenter auprès des services de l’ANEM de son lieu de résidence pour la revalidation de son inscription, réponse aux réunions des services de l’ANEM, ne pas refuser deux offres d’emploi correspondant à ses qualifications et ne pas refuser une formation visant à améliorer son employabilité.

Dans le même sillage, il est énoncé que les services de l’ANEM peuvent proposer au bénéficiaire une formation, notamment dans les métiers
déficitaires, en vue d’améliorer son employabilité et de faciliter son insertion professionnelle.
Orienté vers une formation, le bénéficiaire continue de percevoir cette allocation durant la période de formation à concurrence de la durée prévue, mais en cas d’abandon de la formation de sa part, cela entraîne la
suppression de l’allocation chômage.
Pour ce qui est du suivi et du contrôle de ce dispositif, ils sont assurés par les services de l’ANEM en relation avec les services déconcentrés du ministère chargé de l’Emploi.
En ce sens, le décret explique que l’allocation cesse d’être donnée dans des cas bien identifiés, à savoir le placement du bénéficiaire ou de son conjoint dans un emploi ou dans le cadre des dispositifs publics de soutien à la création et à l ‘extension des activités.
Elle cesse aussi d’être remise à la demande du bénéficiaire, son refus de
deux offres d’emploi correspondant à ses qualifications, son refus d’une formation visant à améliorer son employabilité ou dans le cas du bénéfice de intéressé ou du conjoint d’un revenu, ceux que soit sa nature, ou carrément le décès du bénéficiaire.
Pour ce qui est des sanctions prévues par les dispositions du Code pénal, il est mentionné que toute fausse déclaration ou falsification de document, à l’effet de bénéficier de l’allocation chômage, entraîne la cessation du versement de l’allocation et le remboursement des sommes indûment
perçues.

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