Alger s’ornementera d’ici peu de la statue de l' »amīr āl-baḥr » (amiral) Ali Bitchin (1560-1645) ni Aldo Piccinin, qui est un don de l’Italie à la wilaya d’Alger, à -on su de l’écrivain Riccardo Nicolai. Et à l’heure où nous procédons sous presse, le débarquement sur les quais du port d’Alger du buste du Raïs Ali Betchine n’est qu’une question de formalités. « Conçue par l’élève Giulia Vatteroni à la suite d’un concours d’idées lancé en 2018 à l’initiative du libraire Riccardo Nicolai, la statue est sculptée dans le marbre de Massa Carrara par les élèves du lycée Artistique Felice-Palma (Italie ), sous l’œil de l’Atiste Alessandro Mosti « , pour déclarer l’auteur du livre Ali Bitchin, pour amour d’une princesse, que nous avons rencontré lors de la présentation de sa nouveauté titulée Mon maître Ali Bitchin . « Emmenez-nous, s’il vous plaît, où nous ferons la même fin qu’Ali. Emmenez-nous à Massa, seulement là nous nous sentirons en sécurité. » (Princesse Lallahoum). « Je suis présent au Sila pour évoquer les rapports d’amitié millénaires qui unissent l’Italie à l’Algérie depuis le roi numid Jugurtha (118 av. J.-C. – 105 av. J.-C.) et jusqu’ à Enrico Mattei (1906-1962). » D’une hauteur de 3 m, la statue sera boulonnée au Centre des arts qu’abrite le « Qasr Erriyas » (palais des Raïs), qui était l’égal du siège de la capitainerie et du pilotage du temps où la corporation des raïs se réunissait derrière l’étendard de la « Taïfa » (marine algérienne) de la régence d’El-Djazaïr, sis à l’actuel boulevard Amara-Rachid (1934-1956). À cet attendu, l’époux de la princesse Lalahoum et fille du roi de Koukou soir telle une vigie en face de la mer, lorsque ce raïs écumait le corso en Méditerranée (de 1630 à 1646) dans laquelle ce natif de Toscane faisait fortune. Pour la précision, ce renégat (chrétien converti à l’Islam) qu’était Ali Bitchin veillera désormais de son sabre sur l’enfilade de « Diour El-Houatin » (les maisons des pêcheurs) au nombre de six et numérotées 5, 7 , 9 , 11, 13 et 15 du Bastion 23. Peut-être que c’aurait été bien que ce monument soit rivé sur l’esplanade de « Zoudj Aïoun » (les deux fontaines) qui est adjente à la mosquée baptisée en son nom et vieille de 400 ans qu’il avait construit en 1622 de part et d’autre des rues de Bab-El-Oued et du professeur Mohamed-Soualeh. Seulement, le désordre que produit au quotidien le négoce de l’formel autour de l’ancienne église Notre-Dame-des-Victoires ne plaide pas pour la présence de cette figurine dans la cohue de La Basse-Casbah. S’il en est une preuve d’un risque patent de vandalisme, cells-ci s’illustre avec l’état peu reluisant d’Aïn Echarâa (la fontaine de la route), qui a été saccagée de son robinet et qui fait office de présentoir de froufrous pour ces dames. Bien entendu que c’est bien de se réapproprier Ali Betchine, mais accueillir le consulaire du canon historique de Baba Merzoug, c’est encore mieux. Ne pas ?

Louhal Nourreddine

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