LLe ministère de l’Industrie pharmaceutique s’attelle actuellement à préparer un nouveau texte de loi qui autorise les différents maillons de la chaîne de production du médicament en Algérie d’intervenir pour contenir toute perturbation sur le marché algérien.

Les débuts des activités de l’Agence du médicament, restés en stand-by pendant une dizaine d’années, confortablement l’intention des pouvoirs publics de mettre de l’ordre dans le secteur.

«Avec une agence forte, le produit pharmaceutique algérien jouira d’une réputation à l’international et pourra être diffusé facilement. Encore faut-il que cette agence soit dotée au préalable de tous les moyens humains et matériels nécessaires », tempère Abdelouahed Kerrar, président de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (Unop) qui a pris part à la 15e conférence nationale de la pharmacie , organisé hier à Alger par le Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo).

Pour le Dr Kerrar, l’agence doit, en effet, évaluer dans des conditions idoines afin d’accomplir les missions qu’il a évoluées. Cette structure a pour rôle de rendre plus facile et rapide l’enregistrement des médicaments fabriqués localement, indique notre interlocuteur en marge de cette rencontre.

Ce qui devrait constituer, en principe, un droit pour chaque opérateur qui a consenti de gros investissements pour créer des postes d’emploi, contribuer à la baisse de la facture des importations de médicaments au profit de notre pays et, surtout, faciliter l’ accès des patients à des traitements sur la base de médicaments innovants.

En effet, tel qu’a souligné le Dr Belambri, Messaoud, président du Snapo, une production nationale bien développée est à même de garantir une stabilité du marché et de la disponibilité du médical.

« Cette production locale a besoin d’un tissu officinal bien réparti géographiquement à travers tout le territoire national et d’un réseau officinal stable, bien structuré composé d’officines solvables et pérennes économiquement », a expliqué le Dr Belambri.

La prudence est de mise, avertit-il toutefois, quant « à toute mesure visant le tissu officinal et la carte pharmaceutique nationale actuelle », allusion faite aux déclarations récentes du ministre de la Santé qui a voulu, de manière unilatérale, installer de nouveaux pharmaciens d’officine avant de se raviser devant la menace de grève brandie par la corporation.

Cette question sera examinée, selon lui, par une commission conjointe (syndicat et ministère). Il annonce à ce propos une réunion, le 14 mars, qui traite d’autres aspects, dont le texte d’application relatif au pharmacien-assistant, la création de mécanismes de numérisation et la révision des textes en vigueur.

B.Kris

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