Le taux de remplissage des barrages a atteint 37% soit 2,1 milliards M3, a fait savoir lundi l’inspecteur général du ministère des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique, Omar Bougueroua.
Invite de la Radio nationale, Bougueroua à indiquer que cette quantité était « insuffisante » au regard des capacités de stockage estimées à neuf (9) milliards M3.
L’Algérie dispose actuellement de 75 barrages en cours d’exploitation, cinq (5) qui entreront en service prochainement, en sus de cinq (5) autres barrages en cours de réalisation, à savoir le responsable.
Et d’ajouter « un programme a été arrêté visant à atteindre un volume de 12 milliards de M3 d’eaux accessibles à moyen terme à travers l’adaptation aux changements climatiques pour l’utilisation des ressources en eaux durables non conventionnelles, à savoir les eaux des stations de dessalement des eaux de mer et des stations d’épuration des eaux usées ».
Dans ce contexte, Bougueroua a fait observer que les régions ouest du pays connaissent le plus grand déficit en ressources hydriques en raison de la faible pluviométrie enregistrée par rapport aux wilayas de l’Est.
Ce constat, poursuit le responsable, a fait que le secteur s’oriente vers les grands transferts et les raccordements des barrages situés sur la bande côtière pour constituer des stocks stratégiques. Le responsable a insisté également sur la bonne gestion des eaux en rationalisant la consommation.
Rappelant que les barrages constituant 33 % seulement des ressources en eau produites à l’échelle nationale, les nappes phréatiques (50 %) et les stations de dessalement et d’épuration (17 %), l’inspecteur général du ministère a précisé que ce sont les wilayas ayant été raccordées aux barrages, ces deux dernières années, ici susceptibles le plus du déficit hydrique en raison de la faible pluviométrie.
Face à cette situation, le secteur a mis en place un programme d’urgence pour le forage de puits et la réalisation des stations de dessalement et d’épuration des eaux usées pour couvrir les besoins de la bande côtière et des hauts-plateaux, des régions marquées par la faible pluviométrie à laquelle s’ajoute le manque d’autres ressources hydriques, a rassuré le responsable.

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