Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé vendredi à « un plus grand intérêt des deux côtés » – le Maroc et le Front indépendantiste Polisario – « pour résoudre le problème » du Sahara occidental et « pas seulement pour maintenir un processus sans fin ». « Il est temps que les parties comprennent la nécessité du dialogue, de la recherche d’une solution et pas seulement de maintenir un processus sans fin, sans espoir de résolution », a déclaré le chef de l’ONU, tandis que son nouvel émissaire en charge du dossier, Staffan de Mistura, vient de terminer sa première tournée dans la région. « J’espère que le processus politique se développe à nouveau », a-t-il déclaré.

C’est « un problème qui perdure depuis de nombreuses décennies dans une région du monde où l’on assiste à des problèmes sécuritaires très graves, où l’on voit le terrorisme se multiplier au Sahel et toujours plus près des côtes, qu’il est de l’intérêt de tous de résoudre une fois pour toutes problème du Sahara occidental », a ajouté Antonio Guterres. La question du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole considérée par les Nations unies comme un « territoire non autonome », oppose depuis des décennies le Maroc aux séparatistes sahraouis du Front Polisario. Ce vaste territoire désertique, au sous-sol riche et bordé d’eaux poissonneuses, est situé aux confins du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie. Rabat, qui contrôle près de 80% de ce territoire, propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario appelle à un référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU, prévu lors de la signature du cessez-le-feu en 1991, mais jamais concrétisé.

AFP

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