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Quelles conséquences pour les élèves ?: Toute l’actualité sur liberte-algerie.com

Specialists and syndicats de l’éducation intimant déjà à se pencher sur les mesures à prendre pour rattra per le retard sur les programmes afin d’aider les élèves à préparer les examens de fin d’année.

À quoi cela sert-il de fermer les écoles pour éviter la propagation du virus quand, par ailleurs, les enfants se côtoient dans la rue, les adultes se pressent dans les marchés et les transports collectifs et que la distanciation physique n’est respectée nulle part ?

C’est la question que se posent beaucoup de professionnels et de spécialistes de l’éducation en faisant remarquer que l’école n’est pas le seul foyer de contamination et que d’autres lieux publics peuvent constituer des clusters de circulation du variant Omicron.

« Quel est intérêt de fermer l’école quand, en parallèle, tout le monde se côtoie dans la rue et les marchés sans prudence et sans masques de protection? », Si Bachir Hakem, professeur de mathématiques à la retraite et pédagogue .

L’homme aurait préféré l’examen de la situation des écoles au « cas par cas » et prendre la dernière décision selon le degré de gravité des contaminations de chaque établissement scolaire. Comme dans certains pays d’Europe, indique-t-il, où, en dépit d’un niveau de contamination élevé, seules les classes nécessaires par les virus ont été fermées.

Une option que le Satef (Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation) dit avoir toujours défendue. « D’après les informations dont nous nous référons, les établissements de certaines wilayas n’ont pas été enregistrés de cas de contamination par la Covid-19. Pourquoi les avoir fermées alors ? », déplore Boualem Amoura, président du Satef, pour laquelle toutes les écoles ne sont pas logées à la même enseigne.

« Il fallait étudier la fermeture des établissements au cas par cas pour ne pas pénaliser les élèves et aggraver davantage leur année scolaire », dit-il encore en simplifié « un sérieux retard sur les programmes ».

A retard here, Boualem Amoura en est certain, aura un impact négatif sur le reste de l’année, notamment un nouveau recours au seuil des programmes (el-aâtaba) et la baisse des moyennes d’accès aux examens.

Zoubir Rouina, secrétaire général du CLA (Conseil des lycées d’Algérie), qui fait le même constat sur l' »inanité » de la fermeture des écoles dans une société qui ne respecte généralement pas les gestes barrières et continue d’évoluer au mépris du protocole sanitaire, la priorité aujourd’hui (après la santé des élèves) est de se pencher sur les mesures à prendre pour tenter de rattra per le retard sur les programmes pour aider les élèves à préparer les examens de fin d’année. Le responsable n’écarte pas la possibilité de « sauter » les examens de ce deuxième trimestre pour se concentrer sur ceux du troisième.

« On peut toujours trouver des voies pour rattraper les retards générés par les suspensions de cours. L’essentiel est d’abord de préserver la santé des élèves et des enseignants », dit-il encore, en déplorant lui aussi l’absence des moyens matériels et les ressources humaines dans les écoles : » Le respect du protocole sanitaire a toujours été un problème en raison du manque de ressources. Sur le papier, c’est une chose, mais dans la réalité, la situation est bien différente. »

S’il y a une revendication qui fait l’unanimité chez les syndicats autonomes de l’éducation nationale, c’est bien l’urgence de mettre à la disposition des établissements scolaires les moyens humains et matériels pour permre aux élèves et aux enseignants d’observer le protocoles sanitaires. Qu’il s’agisse du Satef, de l’Unpef, du Cnapeste, du CLA …, tous continueront d’appeler les pouvoirs publics à aider les écoles à faire face au problème d’hygiène afin qu’élèves et enseignants capables évaluer dans un environnement sain.

« Il ne s’agit pas seulement de la mise à disposition des produits d’hygiène, des masques de protection ou du gel hydroalcoolique mais aussi de la mobilisation des psychologues scolaires et des unités de dépistage sanitaire (UDS) pour l’accompagnement des élèves » , insiste Fatiha Bacha, membre du bureau national de l’Association nationale des parents d’élèves, pour que la mission de l’UDS ne se confine pas à la rentrée des classes.

S. OULD ALI

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