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Sommet de Djeddah : les raisons de l’absence du président Tebboune

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son invitation au 32e sommet arabe qui se tient à Djeddah n’ont rien à voir avec l’absence du président Abdelmadjid Tebboune aux travaux de ce sommet.
Zelensky s’est rendu à Djeddah sous la protection d’avions de chasse français, à la suite de menaces proférées par la Russie contre lui après que ses forces ont pris pour cible le quartier général du Kremlin à Moscou, dans son uniforme militaire, bien qu’invité à ce sommet régional, il n’est pas concerné par la guerre de son pays contre la Russie fédérale voisine.
Ni l’invitation de Zelensky ni sa présence à ce sommet n’étaient la raison de l’absence du président Tebboune aux débats d’hier.
L’une des raisons de l’absence du président Tebboune au sommet de Djeddah est le fait que l’Algérie n’était pas associée aux réunions régionales dont l’ordre du jour traitait de thèmes déjà évoqués dans la « déclaration d’Alger », le principal étant la coordination et la coopération et le travail conjoint permettant le retour de la République arabe syrienne dans la Ligue arabe.
Cette absence s’explique aussi par les recommandations qui figuraient dans la déclaration d’Alger, qui n’ont pas encore été mises en œuvre et que le secrétariat de la Ligue arabe, présidé par Ahmed Aboul Gheit, tarde à mettre en œuvre dans les meilleurs délais.
Pourtant, cela est facile à réaliser tant que les activités de la Ligue arabe ne s’arrêtent pas au niveau des délégués permanents et que l’Algérie est bien informée sur les questions arabes grâce à son délégué permanent auprès de la Ligue arabe et ambassadeur d’Algérie au Caire, Abdelhamid Chebira.
Quant à l’un de ces dossiers importants, qui est celui de la Palestine, il s’agissait de former un groupe de ministres arabes qui fournirait des efforts internationaux et régionaux pour permettre à l’Etat palestinien d’être un membre à part entière de l’ensemble des Nations Unies.
A cet égard, des entretiens téléphoniques ont eu lieu entre le secrétaire général de la Ligue arabe Aboul Gheit et Ahmed Attaf, suite à sa nomination par le président Tebboune à la tête de la Farnesina, qui sont parvenus à un accord pour mettre en œuvre cette recommandation au niveau du secrétariat général, avec le représentant permanent de l’Algérie Ahmed Chebira, avant le sommet de Djeddah. Et c’est ce qui ne s’est pas produit !
A noter qu’une autre recommandation du sommet d’Alger relative aux jeunes et à la société civile n’a pas été mise en œuvre alors qu’elle avait été acceptée et adoptée sans exception et à l’unanimité par les chefs des délégations arabes.

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