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Accord entre ex-UP et ex-PRD au sein de l’UPR après les législatives de 2023 : un lourd héritage à porter

Émeutes à l’Union Progressiste le Renouveau dans l’Ouémé avec menaces de démission des militants des partis d’opposition. Ceci, sous prétexte que les leaders du parti dirigé par le président Joseph Djogbénou remettraient une place d’honneur aux leaders du PRD en plaçant l’un d’eux au bureau de l’Assemblée nationale et en promouvant un autre en son sein. institut au détriment des dirigeants de l’UP du département de l’Ouémé. A y regarder de plus près, il y a clairement des divergences autour de l’offre politique faite par le président Joseph Djogbénou aux dirigeants du PRD le 6 août 2022, qui envisageait la fusion de son parti, l’Union progressiste (UP) avec le Parti du renouveau. PRD), le plus ancien parti politique de l’ère du renouveau démocratique. Le malentendu vient du fait que certains pensaient que le PRD devait se contenter de grossir les rangs de l’UP. L’initiative en avait ravi plus d’un, venant susciter l’adhésion d’autres formations et personnalités politiques à l’Union Progressiste le Renouveau depuis sa création. Que se cache-t-il donc derrière le prétendu battage de la famille UP le Renouveau dans l’Ouémé ?

La promotion des cadres du PRD : pas par hasard !
Ne faites pas d’erreur à ce sujet. La question de la promotion des cadres du PRD au sein de l’Union Progressiste le Renouveau ne devrait en principe poser aucun problème. Cela vient du bon sens. Bien que ce parti soit né de la fusion de deux partis politiques, les ambitions de ses membres resteront longtemps les mêmes que lorsqu’ils étaient actifs dans leur parti d’origine. En effet, conquérir le pouvoir et l’exercer est la vocation de toute formation politique. Ce n’est donc pas un mystère que pendant longtemps ceux que l’on appelle aujourd’hui ex PRD ont poursuivi cet objectif. Leur chef charismatique, Me Adrien Houngbédji, trois fois président de l’Assemblée nationale, a participé à 5 élections présidentielles et a réussi à deux reprises à occuper la deuxième place après le premier tour des élections présidentielles. Par ailleurs, comment les militants d’un parti politique qui a connu des fortunes diverses avec entre 11 et 19 députés sur 63 ou 83 dûment élus à l’Assemblée nationale, maires et conseillers majoritaires dans 7 communes ne peuvent-ils pas rêver de gagner ensemble ?

Les démons de la division rôdent
Par le passé, le PRD a démontré une certaine implantation dans plusieurs régions du Bénin au point que certaines sont jusqu’à présent considérées comme ses fiefs, des fiefs consolidés comme ses multiples participations à des élections inclusives. La mobilisation de ses militants, leur participation à une quinzaine de campagnes électorales et d’élections inclusives, soit 34 ans d’expérience sur le terrain, n’est pas qu’un fruit de l’imagination, mais une réalité indéniable. Il appartient donc aux dirigeants de ce qui est désormais considéré comme le plus grand parti politique du Bénin, en l’occurrence l’Union Progressiste le Renouveau, d’œuvrer pour que chacun comprenne le sens de la complémentarité qui résulte de la fusion. . Malgré les difficultés passées avec son échec à participer aux élections législatives de 2019 en raison d’un passé présumé de double candidature, la règle des 10% du vote national, appliquée aux élections municipales et municipales de 2020, le PRD a su tenir le coup d’annoncer sa « Remontada » sur la scène politique nationale. Les militants, plus déterminés que jamais à surmonter l’adversité, ont repris le rythme de la vie politique. Dès lors, l’offre politique proposée par le président Joseph Djogbénou peut bien être vue comme un sacrifice des membres du PRD. Par ailleurs, quand on pense que l’heure est à la création de grands ensembles au Bénin, force est d’admettre que la création de l’Union Progressive le Renouveau est une belle opportunité pour ses militants de toutes sensibilités. Grâce à la fusion, l’Union Progressiste le Renouveau est sortie avec 53 députés sur les 109 que compte l’Assemblée nationale, 9e législature, alors que le PRD n’en compte que cinq. Raison de plus pour ne pas réveiller les démons de la division.

Risque de réactions suicidaires chez les ex-PRD
Si les dirigeants de l’Union Progressiste le Renouveau n’ont pour l’instant pas réagi à ce qui a été dit dans les médias et dans certaines conversations sur l’emprise du parti dans l’Ouémé, c’est certainement parce qu’« ils sont déterminés à faire respecter les idéaux de l’Union Progressiste le Renouveau ». Renouveau. Par ailleurs, les menaces à peine voilées de certains militants de rejoindre le camp de l’opposition méritent de clore la récréation. Sinon, comment remédier à ces méfaits et autres situations enregistrés depuis l’avènement du Renouveau syndical progressiste pour améliorer les résultats aux prochaines élections ? Sans aucun doute, telles devraient être les préoccupations de tous les militants d’UP-le Renouveau. La place du Parti du Renouveau Démocratique dans le Renouveau Syndical Progressif mérite une grande attention et considération pour préserver la consolidation des fondements du Renouveau Syndical Progressiste non seulement dans l’Ouémé mais aussi sur l’ensemble du territoire national. Tout ça, pour que la fête n’ait pas spécialement de chagrin. Décidément, l’Union Progressive le Renouveau a de grandes ambitions. Cependant, il devra apprendre que la route vers de grandes victoires est longue. Ainsi, les barons et militants de l’UPR doivent se mettre à l’école de l’adage qui dit « qui veut aller loin ménage sa monture ».

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