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Corruption : l’ombre du dossier PPEA plane à nouveau sur le Parlement2

Le parlement béninois pourrait connaître quelques turbulences dans les mois à venir. Et pour cause, un consortium d’ONG américaines et néerlandaises s’emploie à contester la présence de l’ancien ministre des Mines et de l’Eau Boni Yayi, et actuel vice-président de l’Assemblée nationale au Millennium Board of Directors Challenge Account (MCA) au nom de le Parlement. La pression est forte.

Barthélémy Kassa du Bloc républicain (BR) et 1er vice-président de l’Assemblée nationale risque de ne pas siéger au conseil d’administration du MCA Bénin au nom du Parlement.
En effet, un consortium d’ONG est actif dans ce sens. S’il est vrai que ce dossier est clos par la justice béninoise car les différents acteurs impliqués avaient par la suite bénéficié du non-lieu de l’affaire, l’aspect politique ne doit pas être négligé.
En effet, sous le régime du Président Boni YAYI, l’homme a été contraint de démissionner de son poste de Ministre de l’Eau et de l’Energie. Ceci, après le détournement d’une somme d’environ 03 milliards de FCFA pour la mise en œuvre du PPEA2, programme d’aménagement hydraulique. Un coup dur pour les Pays-Bas à l’époque qui avaient demandé qu’il soit traduit en justice. Le 10 août 2015, une commission spéciale du parlement béninois a été mise en place pour étudier la levée de son immunité, demandée par la présidence sous le régime de Boni Yayi sous la pression des Pays-Bas.
Le jeudi 20 août 2015, 45 députés sur 83 ont refusé de lever son immunité et reporté l’échéance au lundi 17 août. Si la procédure avait abouti, Barthélémy Kassa devrait également être entendu par la Haute Cour de justice, l’instance chargée de juger les personnalités au sommet de l’Etat.
A cause de ce dossier, les Pays-Bas avaient suspendu leur aide dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au Bénin. Seulement avec l’avènement du président Patrice Talon en 2016, les Néerlandais, après plus d’un an de suspension, ont signé un nouvel accord de financement avec le Bénin le vendredi 16 septembre 2016. L’objectif est de fournir de l’eau potable aux populations de 21 communes.
Outre les Pays-Bas, plusieurs autres représentations au Bénin n’ont pas oublié le scandale des 03 milliards de francs CFA du projet PPEA2, alors ministre de l’Energie et de l’Eau.
Tout porte à croire que c’est ce lobby qui passe à nouveau à l’action pour ne pas voir l’actuel 1er vice-président représentant le parlement béninois à la table des négociations.
Dans les négociations avec les Américains sur le programme MCA, l’Assemblée nationale du Bénin était représentée par le 1er vice-président et le 2e vice-président suppléant. Lors de la septième législature, Eric Houndété siège comme premier vice-président avec Robert Gbian comme suppléant. Au cours de la 8e législature, le poste était occupé par Robert Gbian en tant que 1er vice-président.
Aux dernières élections législatives de janvier 2023, les députés de la 9e législature ont élu Barthélémy Kassa comme 1er vice-président. C’est donc lui qui remplace désormais Robert Gbian à la table des négociations, au nom du parlement béninois. Et les Américains du MCA, apprend-on de sources concordantes, n’ont pas l’intention de le voir à leur séance, en tant que représentant du parlement béninois. Selon les mêmes sources, ce serait une autre personnalité qui aurait pris part à la dernière session du MCA à la place de Kassa, malgré la résistance béninoise.
Une situation qui soulève de nombreuses questions. Le Bénin laissera-t-il les choses en l’état à cause de la représentativité d’une seule personne ? Que va faire le parlement béninois face à cette situation ? Que va faire le Bloc républicain ? Formation politique du député en question ?

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