Les Béninois iront aux urnes le 08 janvier 2023 pour élire les parlementaires de la 9ème Législation. Ainsi, en a décidé la Cour constitutionnelle béninoise, le jeudi 24 février 2022, à la suite d’une requête de la Céna. Mais cette décision n’est pas du goût de l’opposant au régime actuel Eric Houndété. Le président du parti  » Les démocrates  » n’a pas dissimulé le choc créé par cette décision, expression manifeste de l’impréparation de sa chapelle politique.

Le hasard n’existe pas. Et il faut scruter les faits et gestes pour comprendre qu’un acte présent n’est que la conséquence logique du passé. Cette réalité de vie humaine mérite d’être transposée dans l’actualité du parts  » Les démocrates  » pour notamment la dernière réaction du président Eric Houndété. Samedi 26 février 2022, au congrès du parti «  La Nouvelle force nationale  » (Nfn), à la date d’approbation de la date des élections législatives de 2023 fixée pour la Cour Djogbénou sur saisine de la Céna. Pour lui, il n’y a aucun bon sens dans la fixation de cette date. «Veut dire qu’on commence la campagne électorale avant Noël ou le jour de Noël. C’est ce que ça signifie. Ça signifie que le 31 décembre, le jour de la Saint Sylvestre, on est en Campagna. Ça veut dire que le premier janvier on est en campagne électorale. Est-ce que des gens qui sont sensés, peuvent nous proposer des choses comme ça », s’est-il interrogé. A le suivre, le but des auteurs de cette décision est de « perturber la vie des citoyens ». «Ceux qui ont choisi que nous fassions les élections en février à la Conférence nationale, ne sont pas idiots. Ils ont souhaité que les élections ne se passent pas en saison des pluies. Mais en même temps ils n’ont pas souhaité qu’on perturbe les populations, dans la célébration de leurs fêtes annuelles. Je trouve que ce n’est pas bien », argumenté Eric Houndété. Mais, prenant au mot l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale qui argumente d’une absence de bon sens, l’on est tenté de dire si ce bon sens ne devrait pas être recherché du côté de son parti. En effet, depuis la création de ce parti en juillet 2020 et aussi bien avant, ils ont crié sur tous les toits que le Parlement actuel est monocolore et qu’il faut finir avec son existence.

La seule alternative

Le premier défi qu’ils se sont attribués de relever, est de restaurer la démocratie afin de remettre à l’endroit tout ce qui est ainsi mis à l’envers dans le pays depuis 2016. Mais, ils ont tenté de bouleverser la donne sans semble avoir la suprématie. La seule opportunité n’est donc que la Législation de 2023 pour asservir le coup fatal tant prémédité. Pour la mise en œuvre, les membres de ce parti devront piaffer d’impatience quant à la période de l’élection. Coincés dans cette volonté de rebattre les cartes démocratiques du Bénin, la dernière décision de la Cour constitutionnelle ne peut qu’être conditionnée par eux. Car, même si par extraordinaire, on dit que l’élection est pour demain,  » Les démocrates  » devront jubiler. Ce qui n’est pas aujourd’hui le cas, à suivre le numéro 1 de cette formation politique. A analyser le parapluie argumentaire pour désigner le calendrier fixé par la Cour, il est aisé de relever que le président cache la faiblesse de son parti. Autrement dit, cette réaction d’Eric Houndété n’est que synonyme de l’Impréparation. En effet, les directives et les membres des partis savent très bien que possible que l’élection aura lieu en 2023 et plus précisément dans le premier quart, pour permre le couplage des élections en 2026. Conscients de cette réalité, ils nécessitent donc se préparer puisque qui va loin ménage sa monture. Mais au regard de la perception actuelle, on retient que le parti n’a pas changé de méthode. Il est resté visiblement fidèle à son mode de fonctionnement qui n’est que le retard dans les actes politiques utiles, un mal congénital à l’opposition béninoise. A titre illustratif, les actes posés par les opposants lors des Législatives et communales sous le Nouveau départ. Tout le monde peut attester de la navigation à vue de l’opposition béninoise. Lors de l’élection présidentielle où les parties «  Les démocrates  » sont né, les citoyens béninois et la communauté internationale ont été témoins de l’préparation et d’improvisation qui ont conduit à des choix de candidatures à polémique. Voilà aujourd’hui où la même chose pourrait se répéter parce qu’on se méprese de la date fixée par la Cour. Il faut qu’on soit au moins une fois sérieux en tant qu’opposant. Soit on est opposant et on reste aux aguets, soit on ne est pas et on laisse tranquille le peuple.

Bienvenue Agbassagan

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