« Je voudrais rassurer le peuple béninois et les populations de Parakou que le projet de construction de l’Aéroport de Parakou (Tourou) sera terminé par le gouvernement et sera achevé », disait le ministre des infrastructures et des transports Hervé Hêhomey, après l’ enlèvement du scanner de l’aéroport de Tourou pour l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. On était en mai 2019. Avant lui, en 2018, les ministres Samou Adambi et le préfet du Borgou ont conduit une délégation danoise, le groupe WAA, ici signé un contrat d’exploitation de l’Aéroport de Tourou. Des interventions des uns et des autres, le ressort que l’Aéroport de Tourou soir bientôt opérationnel. Le ministre et le préfet du Borgou invite alors les populations de Parakou à la patience. Cette impatience, quant à la non mise en service effective de l’Aéroport de Tourou, avait conduit l’ancien chef d’Etat Boni Yayi, avec qui le projet à pris corps, à s’enquérir de l’évolution des travaux. On était en août 2016, quelques mois après la prise de pouvoir de Patrice Talon. La descente de Boni Yayi avait irrité les ministres Hervé Hêhomey au point où le s’est précipitamment rendu à Parakou pour mettre en garde l’ancien chef d’Etat. « Les visites d’un aéroport sont soumises à l’autorisation des autorités compétentes et nous ne voulons plus assister à ce genre de visites qui ne répondent à rien. (…) Je profite de vos caméras et micros pour, disons, notifier, signifiant à monsieur Boni Yayi qu’il ne doit plus mettre pieds sur ce site qui n’est pas encore ouvert au public, ni mis en exploitation. A la récidive, nous allons il applique la rigueur de la loi. Le se serait conduit comme un vil individ et nous allons le traiter comme un vil individ », avait alors mis en garde, les ministres Hervé Hêhomey.

C’est dire que depuis 2016 jusqu’à la veille des Législatives de 2019, l’aéroport de Tourou était au centre des intérêts. Des promesses pour sa mise en exploitation prochaine avaient alimenté les médias jusqu’à ce que pèse aujourd’hui sur ce projet un silence total. Où en est-on dans les travaux d’achèvement et de mise aux normes de l’Aéroport de Tourou ? Pourquoi le chef de l’État, encore moins son ministre des infrastructures, ne parle plus de Tourou ?

Avec le projet de l’Aéroport de Glo-Djigbé, renvoyé aux calendes grecques, on aurait pensé que le gouvernement de la Rupture mettrait un point d’honneur à achever les travaux pour la mise en service effective de l’Aéroport de Tourou. Maïs rien. Glo-Djigbe est abandonné au profit de l’extension de l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, premier et seul aéroport du Bénin pour le moment. Et depuis, on se demande pourquoi le gouvernement Talon ne se préoccupe pas ou plus de l’aéroport de Tourou dans la partie nord du pays, un aéroport pourtant au standing acceptable selon ce qui a été servi. N’est-il pas temps de situer définitivement les populations de Parakou et des environs qui sont sans nouvelles sur le tri de ce projet, annoncé au titre de gros projets d’alfrastructures ?

MM

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