Ils ont été surpris en train de commercialiser deux (02) pointes en ivoire d’éléphant pesant 4,5 kg. Ces deux (02) trafiquants présumés ont été arrêtés à Malanville le lundi 15 février 2021. L’éléphant étant une espèce entièrement protégée, personne n’a le droit de conserver ses trophées. Ces trafiquants présumés ne sont plus libres de se déplacer. La procédure suivra son cours jusqu’à ce qu’ils soient expliqués à la justice. L’éléphant étant en grave danger d’extinction, ces individus risquent des sanctions en vertu de la législation en vigueur au Bénin. En effet, la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 prévoit dans ses articles 153 et 154, l’amende de 100 000 F à 800 000 F CFA et/ou l’emprisonnement de 3 mois à 5 ans. La « tolérance zéro » pour les délits environnementaux est également un choix du gouvernement de Rottura du Bénin pour la gestion durable et la valorisation des ressources naturelles dans les aires protégées. L’arrestation de ces trafiquants présumés, il faut le préciser, est l’œuvre de la Direction Générale des Eaux Forêts et de la Chasse (Dgefc), de la Direction du Parc W (Apn), du Cenagref, de la Police Républicaine basée à Kandi et Malanville, sous la tutelle des Ministères de l’Environnement de la Vie, du Ministère de la Sécurité Publique et du Ministère de la Justice, avec la collaboration technique du Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Flore et la Faune au Bénin (Aalf-Bénin), du réseau Eagle. Rappelons que le Bénin a pris des engagements internationaux tels que la CITES, la CDB, la CMS, les Conventions de Ramsar… et d’autres accords régionaux qui sont également prioritaires. Le respect de ces engagements doit être essentiel. Car il n’est pas tard pour fonder l’avenir de notre pays et du continent sur le respect de nos textes.

Fatongninougbo junior

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