Après avoir décidé de ne pas reconduire Michel Dussuyer à l’issue des qualifications du Mondial 2022, les autorités béninoises ont laissé le poste vacant. Cinq mois plus tard, en mars dernier, à quelques jours de la trêve internationale prévus à cette période, Moussa Latoundji est annoncé comme provisoire en attendant l’arrivée du successeur pour entamer les qualifications de la Can 2023 en juin. Maïs rien. Les techniciens continus béninois sont en essai avec un personnel expérimental. Alors pourquoi les dirigeants peinent-ils à nommer un nouveau sélectionneur digne du nom ? Parce que le processus de recrutement est bancaire et pas clair. Le profil souhaité n’a jamais été défini en interne ni sur une fiche de candidature publique. La Guinée ici dans le but nommé définitivement Kaba Diawara et la Côte d’Ivoire ici dans choisi Jean-Louis Gasset ont agi plus rapidement voire efficacement avec une feuille de route claire dans un dossier temporaire. Au Bénin, sur navigation à vue. L’incompétence des dirigeants est une première plainte qui s’éteint sur tout le reste. Pour la première fois depuis des lustres, le sillage des Ecureuils bénéficie d’une stabilité financière de l’intellect est en train de tuer tous les efforts. Les choix qui tuent, commencent par le haut. Pour preuve, après l’épisode du bus de la sélection caillassé, aucune autorité fédérale ni ministérielle n’a pris la parole publique. Aucun communiqué officiel n’a été pondu. Une bande d’attentistes ici à sait gouverner que les lendemains de victoire ! Mais le premier à blâmer est le président de la Fédération béninoise de football. Très souvent absent au stade lors des matchs des Ecureuils, il ne montre aucun intérêt pour le football. La preuve qu’il n’a jamais été un passionné. Comme le a dit lui-même, le doit son élection à la volonté du chef de l’Etat. Et cela suffit. Mais le casting s’agit d’un mauvais. Tout le monde est désormais avéré.

Worou BORO

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