Un nouveau jour se lève sur l’enseignement supérieur au Bénin. Le Conseil des ministres du mercredi 22 juin 2022 à mis en place un Organe national de contrôle et d’éthique dans ce sous-secteur de l’éducation. Véritable gendarme, ledit organe permis de redorer le blason de l’enseignement supérieur béninois.

Une révolution est annoncée dans l’enseignement supérieur béninois. Après le diagnostic des maux qui minent le secteur, le gouvernement a initié et mis en œuvre plusieurs actions et réformes pour remettre ce secteur dans le bon ordre afin d’en faire une référence. C’est dans cet ordre d’idées qu’il a été décidé hier en Conseil des ministres de mettre sur pied l’Organe national de contrôle et d’éthique dans l’enseignement supérieur. Rattaché à la Présidence de la République, il y a un nouvel organe pour entrer dans d’autres pour mission : de veiller au respect de la déontologie en matière d’éducation dans les établissements d’enseignement supérieur aussi bien publics que privés ; et de garantir le respect de la déontologie et de l’éthique dans l’exercice de la profession d’enseignant du supérieur. Par ailleurs, il assure l’évaluation de la qualité des enseignements, contribue à l’évaluation des activités pédagogiques et scientifiques à tous les niveaux ; et s’assure de l’actualisation des curricula de formation, des techniques et méthodes d’enseignement et de formation par des missions d’expertise. Le soumis une fois au moins par période triennale, chaque enseignant à une évaluation pédagogique et en transmet le rapport au ministre chargé de l’Enseignement supérieur et au Conseil national de l’éducation. Ce rapport est pris en compte dans la promotion de l’enseignant. Enfin, la supervision de la conception, la gestion et le contrôle du Fichier national des aspirants à l’enseignement supérieur.

Un Organe aux prérogatives bien définies

L’Organe national de contrôle et d’éthique dans l’enseignement supérieur couvre plusieurs domaines de compétences. Au nombre de ceux-ci, la déontologie, l’éthique, l’évaluation des activités pédagogiques, les curricula de formation, les techniques et méthodes d’enseignement, l’évaluation triennale des enseignants, la conception et la gestion du fichier des aspirants à l’enseignement supérieur… Un analyseur ce champ d’actions, on se rend compte que d’abord, la mission de l’Organe est en parfait lien avec les problèmes que traîne le secteur. Ensuite, le gouvernement a fait un bon diagnostic et l’Organe a les prérogatives requises pour corriger les différentes insuffisances relevées dans le secteur. La mise en place de l’Organe dont le domaine de compétences s’étend à la fois sur les établissements d’enseignement supérieur publics et privés, est un acte révolutionnaire et courageux. Le vice à donner un visage plus reluisant empreint de compétitivité à l’enseignement supérieur béninois car tous les aspects sont achetés.

Serge Adanlao

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