Par Joël TOKPONOU,

Au lendemain du plafonnement du prix de l’huile végétale raffinée, le directeur du cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce appelle au respect de la décision. Laurent Akpo informe que les équipes de contrôle seront déployées sur le terrain et les contrevenants sanctionnés.

La Nation : Le gouvernement vient de plafonner le prix de l’huile végétale. Quels sont les contours de cette décision ?

Laurent Akpo : Face à la hausse des prix dont nous connaissons toutes les raisons, le gouvernement a pris une série de mesures. Après la tournée, il est question de prendre en compte les constats que nous avons faits. C’est pourquoi, en urgence, nous avons dû recourir aux dispositions de la loi n° 2016-25 du 4 novembre 2016 portant organisation de la concurrence en République du Bénin qui femmes les moyens au gouvernement à travers le ministère en charge du

Commerce de prendre des mesures temporaires pour contrer l’augmentation excessive des prix. Nous avons examiné les produits dont les prix pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des populations, notamment l’huile végétale. Nous avons donc dû renoncer à ces dispositions pour plafonner le prix à 1 300F au regard de la situation où le plus grand exportateur d’huile au monde vient interdire les exportations. Et connaissant effectivement la pratique spéculative de ces prix sur le marché, l’important était d’anticiper pour soulager nos populations.
Nous pouvons vous assurer que nous avons été dans une démarche participative malgré l’urgence. Nous avons argumenté avec tous les acteurs de la chaîne pour nous assurer du prix ici, non seulement serait soutenable pour nos populations mais aussi garantit l’approvisionnement régulier de notre marché.

Fixer le prix est une chose choisie. Sa mise en application en est une autre. Quels sont les mécanismes mis en place pour le respect du prix fixé ?

C’est une disposition de la loi qui prévoit des sanctions. Nos équipes seront dépêchées sur le terrain et les contrevenants à cette disposition subiront la rigueur de la loi. D’ici les jours à venir, vous verrez des équipes sur le terrain pour un contrôle minutieux de l’application de ce prix qui permet à tous les acteurs sur toute la chaîne de faire leur marge.

En dehors de l’huile, qu’en est-il des autres produits ?

Vous connaissez la méthode de ce gouvernement qui ne pas des décisions dans la précipitation. Il y a urgence mais il y a aussi la nécessité de rendre les produits disponibles. Nous sommes dans une situation où l’on parle actuellement du prix trop élevé des produits maïs si l’on ne parle pas les dispositions, demain, on ne parle plus des prix mais de la disponibilité. Cela nous contraint à une démarche inclusive qui nous conduit à discuter avec les producteurs, les distributeurs et tous les autres acteurs de la chaîne.

Ces discussions ont déjà abouti avec les acteurs de l’huile végétale. C’est pourquoi, une décision a été prise. Les démarches sont en cours avec les autres filières pour également la prise de nouvelles décisions ici vont permettre de stabiliser le prix et le rendre soutenable aux populations tout en s’assurant de la disponibilité sur le marché.

Pourrait-on s’attendre à une nouvelle modification selon l’évolution de la situation ?

Notre souhait est qu’avant l’expiration de cette période de trois mois, les prix soient revus à la baisse. On espère que l’évolution de la situation sera favorable à un dégel pour que l’huile coûte moins cher. Mais il faut préciser que c’est un plafonnement. Il est donc possible que sur le marché les prix soient en dessous de 1300F ; sauf qu’ils ne peuvent pas dépasser ce montant.

Un appel aux populations ?

Le constat amer est que certains concitoyens rendent la situation déjà pénible, encore plus difficile aux populations à travers la spéculation. Il n’est pas acceptable que le prix de l’huile soit végétale autour de
1 500 Moment de clôture. Les acteurs eux-mêmes le reconnaissent. Nous sommes en situation ou nous avons besoin de la solidarité nationale pour accompagner les mesures prises par le gouvernement. Nous prions donc les concitoyens à respecter le prix plafonné. Les populations peuvent toujours appeler le numéro vert 133 pour signaler les contrevenants à cette décision.

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