La circulation des minibus communément appelés « Tokpa-tokpa » est désormais interdite dans la ville de Cotonou. La décision prend effet à compter du lundi 29 novembre 2021. Selon l’arrêté préfectoral, les bus qui partiront de Porto-Novo s’arrêteront désormais à l’Abattoir où une gare routière a été aménagée pour l’occasion. Quant à ceux venant de la Commune d’Abomey-Calavi, ils prendront la direction de Vodjè au niveau des quais, où une nouvelle gare routière a également été installée. Interrogés par une équipe de notre rédaction sur cette décision, les chauffeurs de minibus ont diversement apprécié la décision et ont déposé des plaintes auprès du préfet du Littoral, Alain Orounla et du maire Luc Atrokpo. Lisez leurs réactions ci-dessous.

Apollinaire Dansou, chauffeur de minibus : « J’invite nos différents responsables à venir à la table des négociations »

« Le gouvernement sait que nous faisons tous partie de la population. Je remercie le Président Patrice Talon pour tout le travail qu’il accomplit. Concernant votre décision d’interdire l’accès aux bus dans la ville de Cotonou, je demande au préfet et au maire de nous accorder plus de temps, car les parkings ne sont pas encore prêts. Le préavis de trois jours que le gouvernement nous a donné est trop juste, je demande au gouvernement de nous donner jusqu’à la fin de l’année. J’exhorte nos différents fonctionnaires à se mettre à la table des négociations avec le préfet et le maire pour qu’ils nous donnent plus de temps ».

Adjibadé Souleymane Allagbé, chauffeur de minibus : « Laissons le gouvernement nous dire ce qu’on va faire »

« La décision d’interdire l’accès aux minibus dans la ville de Cotonou a commencé lorsque le gouvernement nous a demandé de prendre deux personnes par siège dans les minibus à l’arrivée du Covid-19. Nous avons déjà des pertes. L’assurance est de 300 mille FCfa. Le prix de l’essence a augmenté. Allons-nous garer nos véhicules ou le gouvernement nous fournira-t-il de nouveaux bus ? Que le gouvernement nous dise ce que nous allons faire. C’est le seul travail que nous ayons appris. Jeudi dernier, et les autorités nous ont convoqués à la mairie de Cotonou, c’est là que le préfet nous a dit qu’il ne voulait plus voir les minibus dans les parkings de Tokpa. nous donne jusqu’à dimanche; qui ne veut plus voir de bus dans la ville de Cotonou. Désormais, les chauffeurs de minibus doivent s’arrêter à l’Abattoir. Je demande au Président Patrice Talon d’organiser pour nous le nouveau site qui sera à l’Abattoir. Je vais aussi lui demander de nous quitter jusqu’en janvier 2022. Ce serait une bonne chose »

François SagboIdadju, syndicaliste des chauffeurs de minibus : « Je demande plus de temps »

« Mon permis de conduire date de 1968. Je suis une personne âgée qui peut parler au nom des chauffeurs. Quant à la décision du gouvernement d’interdire l’entrée des minibus dans la ville de Cotonou, nous l’acceptons, car nos populations ne veulent pas nous écouter quand nous leur parlons. Mais je demande aussi au gouvernement d’écouter la population car c’est nous qui l’avons élu pour défendre notre cause. Il ne peut pas nous renvoyer 4Therapies et nous donner 72 heures. Je demande au gouvernement de nous accorder un peu plus de temps. , jusqu’à la fin de l’année. Nous sommes pères de famille et nous irons nourrir notre famille, ma plainte contre le préfet et le maire est de revoir leur décision ».

Entretien par

Léonce Adjévi Qui a pris l’initiative de cette décision ? La mairie ou la préfecture ?

L’objectif derrière cette décision est de rendre la ville un peu plus fluide pour permettre aux populations de Cotonou d’aspirer moins de CO2. Alors, cette décision, nous la proposons et écrivons nous-mêmes aux autorités depuis longtemps, depuis près de deux ans, afin de revoir et reformuler les transports, la mobilité urbaine et interurbaine au Bénin. Cette réforme est donc la bienvenue.

Les associations de conducteurs ont-elles été impliquées dans cette décision ?

C’est une décision commune car la commune de Cotonou est une commune qui a l’autonomie de gestion des gares routières. Ainsi, les revenus qui doivent provenir du transport doivent être dans leur fonds. Le préfet, dans son projet de fluidifier la ville de Cotonou, la décision était donc commune. Les chauffeurs de taxi ont été associés à cette décision car, franchement, cette décision devrait être rendue, presque 9 mois se sont écoulés. Des représentants d’organisations d’associations de conducteurs professionnels, l’autorité préfectorale avec l’autorité communale nous ont invités et nous avons tenu plusieurs réunions. Nous avons également demandé un premier report qui a été fait et après ce premier report nous avons parlé plusieurs fois avec les autorités. Pour l’aménagement des sites, nous avons dû beaucoup discuter avec les autorités pour mettre en place le système de stationnement des véhicules. Ce qui est embêtant ici, c’est que dans tous ces échanges nous n’avons pas spécifiquement abordé le secteur « Zemidjan ». Le secteur « Zémidjan » qui est un fléau qui gêne les taxis, qui crée des problèmes pour les taxis car aujourd’hui, puisque tout le monde est laissé pour compte, c’est devenu un taxi qui fait payer ce que même les taxis peuvent faire payer. C’est ce point qui n’a pas été abordé dans les discussions seulement que l’autorité préfectorale dans sa démarche a indiqué que bientôt le secteur des zemidjans sera nettoyé plus tôt à travers l’obligation d’avoir un permis, l’obligation d’avoir une assurance moto et l’obligation aussi ne prendre que des gens. Nous ajouterons en temps voulu, si l’autorité peut nous écouter, car puisque les véhicules sont dédiés au transport en commun de personnes, nous demanderons à l’autorité de compléter pour que les zemidjans puissent rester à proximité des routes goudronnées et vons desservent vons. C’est parce que si vous prenez le cas du Niger, à Niamey, il n’y a pas de zemidjans et c’est ce qui fait que la mobilité urbaine de la ville est bien développée par les véhicules. Les investissements que font les chauffeurs de taxi et les promoteurs sont capables de récupérer. Il serait très important que cette question soit également abordée afin de fluidifier les transports à Cotonou.

La décision semble peu comprise par les populations. En clair, à quoi doivent s’attendre les conducteurs et passagers d’Abomey-Calavi et de Porto-Novo aujourd’hui ?

Les gens ne devraient pas mal prendre cette décision. C’est une décision noble et louable. La vraie population doit comprendre, surtout nos aînés peuvent témoigner, il y a quelques années, pour déménager à Cotonou, peu importe où l’on habite, il faut aller aux gares routières de Jonquet. Il y avait deux ou trois stations dédiées à Cotonou. Peu importe où vous êtes et où vous habitez. Il faut venir aux gares routières pour monter à bord d’un véhicule pour parcourir de longues distances. Aussi, nous exhortons désormais les populations à respecter scrupuleusement la décision de l’autorité afin de permettre le respect du coût de la fin du désordre qui a été sifflé par les autorités pour l’émergence et le développement des sous-transports publics routiers. secteur.

Est-ce à dire que désormais nous n’aurons plus que deux parcs à Cotonou ?

En plus des gares routières Abattoir et Vodjè, nous disposons de la gare routière internationale du Jonquet qui est entretenue et qui peut accueillir chauffeurs et usagers. Ceux qui veulent se rendre à Lomé au Nigeria, Mono et Couffo peuvent aussi se rendre à la gare routière de Jonquet. Il y a une quatrième gare routière qui est maintenue. Il s’agit de la gare routière située sous le pont mais cette gare routière est spécifique aux taxis urbains qui sont appelés à décharger et amener les passagers en ville depuis les deux sites choisis (Vodjè et Macello). Et maintenant, pour la mobilité et le shopping en ville, les taxis urbains vont fournir cela et aussi déplacer les gens vers leurs domiciles et autres. Cela signifiera que lorsque, par exemple, j’habite à Fifadji, et que je viens à Cotonou, je descends au site de Vodjè et prends un mototaxi pour rentrer chez moi à Fifadji. Par exemple, je suis béninois, et je viens à Abattoir, je descends du véhicule que j’ai pris et je prends une moto taxi qui m’emmènera jusqu’à ma destination. C’est ce que cela signifie. A partir de ce lundi, nous demandons à la population de respecter cette décision et que tout se passe dans le calme. C’est aussi l’occasion d’inviter tous les chauffeurs de taxi de la ville à se rendre disponibles et à être dans les lieux où la population se déplace. Nous aussi, nous allons travailler dur. Nous serons sur le terrain pendant au moins les deux prochaines semaines pour suivre scrupuleusement l’état d’avancement du respect de ces réformes. C’est dans l’intérêt de tous. C’est dans l’intérêt du Bénin. Merci.

Interview de GG

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