Aller au contenu

Revalorisation salariale : Une marque du  »hautement social », selon Wilfried L. Houngbédji

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

Reçu sur une radio locale de l’Ouémé, lundi 19 décembre dernier, le secrétariat général adjoint, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a passé en revue plusieurs sujets de l’actualité nationale dont la mesure de revalorisation des salaires.

« La question de la revalorisation des salaires n’a rien à voir avec les prochaines élections législatives ». Le secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté cette clarification, lundi, lors d’une émission sur une radio locale de l’Ouémé. Il est revenu de long en large sur la mesure finalisée par le gouvernement en Conseil des ministres le 7 décembre dernier et détaillée par le chef de l’État dans son discours sur l’état de la nation après les députés de la 8e législature. Selon lui, sans aucune pression, sans grèves et sans revendications, le chef de l’État, Patrice Talon, passé son premier mandat à asseoir les bases du développement socio-économique du Bénin. Ainsi, il a mis son second mandat sous le sceau du « hautement social ».
Wilfried Léandre Houngbédji rappelle qu’en décembre 2021 déjà, le président de la République a annoncé la revalorisation des salaires. Il n’y avait pas d’élection en vue. Puis le gouvernement s’est préparé à faire l’agréable surprise aux travailleurs en mettant cela en application le 1er mai 2022. Mais quelques mois avant, contre toute attente, la guerre Russie-Ukraine a commencé avec ses corolaires notamment la cherté de la vie . Le gouvernement a alors décidé d’affecter les ressources pour revoir les salaires à la hausse au soutien à l’économie nationale et au renforcement du pouvoir d’achat des populations à travers la subvention de plusieurs produits de première nécessité, a expliqué le porte -parole du gouvernement. Mais les échanges avec les partenaires sociaux sur la question des salaires, poursuivent-il, ont continué. Et rendez-vous a été pris pour fin novembre dernier pour la concrétisation de cette mesure. À cette date, le chef de l’État a évoqué avec les Centrales et Confédérations syndicales, le Patronat et autres, les principes sur la base gagneront la revalorisation des salaires se fera… « La suite, tout le monde la connaît. Ça n’a donc rien à voir avec les prochaines élections », insiste Wilfried Léandre Houngbédji. L’affirmation selon laquelle l’augmentation des salaires est basée sur certaines échelles n’a pas de justice sociale et la plus-value qu’elle implique pour le budget annuel de l’Etat avec plus de 60 milliards F Cfa d’incidence par an.

Les réseaux sociaux dans les marques

Cette mesure est pérenne puisqu’elle accompagne les agents en fonction jusqu’à leur retraite, souligne Wilfried Léandre Houngbédji. La mesure impacte aussi les retraités qui verront leur revue de retraite à la hausse, ajoute-t-il.
Le porte-parole du gouvernement a décortiqué plusieurs autres sujets de l’actualité nationale dont les contenus pour le Bénin du deuxième sommet Usa-Afrique, les mesures de sécurité face aux attaques djihadistes, la question des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) et cellules du maintien des filles à l’école et à l’université. Relativement à cette dernière question, l’invitation a rappelé qu’en dehors des 450 F Cfa pour chaque fille du primaire et 600 F Cfa pour les filles du secondaire, et ce, par transfert monétaire jour pendant trois ans le tout pour un montant de 9 355 550 000 F Cfa, le gouvernement a aussi décidé d’attribuer des bourses de 38 500 F Cfa aux 10 meilleures filles au Bac par département pendant 10 mois et sur trois ans ainsi qu’aux meilleures élèves filles inscrites dans les filières scientifiques , techniques et professionnelles, à raison de 27 500 F Cfa par mois pendant 10 mois sur trois années.
Par ailleurs, confirmant les propositions du chef de l’État, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que le paiement des Ame passera de 9 à 12 mois avec la précision que le salaire du 11e mois sera réparti sur le 12e.
« Après trois années d’exercice effectif, les Ames seront soumis à un test à l’issue de laquelle ils seront inversés en agents de l’État s’ils ont la moyenne requise. Dans le cas contraire, ils garderont leur statut d’Ame et auront la possibilité de passer encore le prochain test pour avoir une nouvelle chance de changer de statut », a précisé le porte-parole du gouvernement. Wilfried Léandre Houngbédji a fourni des éléments de réponse aux préoccupations des auditeurs et auditrices de la radio au cours de l’émission qui a duré plus d’une heure et demi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *