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Visite du chantier Unstim à Abomey : Zul Kifl Salami rassuré sur le niveau d’exécution des travaux

Par Marius IBIKOUNLE,

Les infrastructures en construction à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques d’Abomey (Unstim) progressent rapidement. Ce projet cofinancé par la Banque Arabe pour le Développement Economique de l’Afrique (Badea) et le gouvernement du Bénin a reçu, mercredi 18 janvier, la visite d’une délégation de l’Acise conduite par Zul Kifl Salami, chargé de mission du Président de la République, qui revient rassuré sur le niveau d’exécution des travaux.

La Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) poursuit son action au Bénin. Après l’Université Nationale Agricole de Sakété, Awaï et Idigny, l’Institut de Mathématiques et Sciences Dangbo et bien d’autres, elle s’est cette fois fortement impliquée dans la construction d’infrastructures à l’Université Nationale des Sciences, de la Technologie, de l’Ingénierie et des Mathématiques (Unstim) d’Abomey. Initiés le 13 décembre 2022, les travaux, financés à 91,5% par la Badea, soit 23 milliards de francs CFA et 8,5% par le budget national, couvriront 20% du domaine de 30 hectares. Ces infrastructures comprennent le rectorat (bureaux, salles de réunion et annexes), le corps enseignant, la bibliothèque, la salle informatique, le corps administratif, le dortoir (R+3) pour étudiants d’une capacité de 300 lits, le restaurant pour étudiants, l’infirmerie, les pièces attenantes composées de deux guérites, une principale et une secondaire, les locaux techniques, les voiries goudronnées et les espaces verts, sans oublier les parkings (couverts et découverts).

La visite du chantier, mercredi 18 janvier dernier, a été l’occasion pour Zul Kifl Salami, chef de projet du chef de l’Etat, de s’informer de l’avancement des travaux. A sa descente, il est accueilli par l’équipe du rectorat et par la personne chargée de réaliser les travaux. « Nous connaissons la valeur de ce projet pour le Bénin et pour le gouvernement, notamment son caractère hautement social. Nous nous engageons à travailler dur non seulement pour respecter le délai contractuel mais aussi pour construire des infrastructures de qualité comme nous le faisons toujours. Nous n’échouerons pas, car nous nous appuyons sur notre savoir-faire et notre expérience qui n’est plus démontrable pour vous satisfaire », a déclaré Maurice Houessou, chef de projet. Le professeur Joachim Gbénou, recteur de l’université, a promis de suivre au jour le jour l’avancée des travaux et d’informer l’Acise si nécessaire.

Jalon dans la coopération
Zul Kifl Salami n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à Badea, qui apporte une réelle valeur ajoutée au développement en tant que pionnier du financement de l’enseignement technique et professionnel au Bénin. « Il est donc important de reconnaître l’impact de Badea sur le développement de notre pays », a-t-il observé, saluant le chef de l’Etat pour l’opportunité de sa vision. S’adressant à toute l’équipe, il a précisé que ce projet doit être mené à un rythme soutenu et sans retard car, selon lui, les bailleurs de fonds sont d’autant plus enthousiastes à aider les pays que les ressources qu’ils mettent à leur disposition sont utilisées efficacement, selon les règles de l’art et avec rapidité. « Plus vite nous consommons des crédits, plus nous augmentons nos chances d’avoir plus de ressources pour continuer notre chemin sur la voie du développement. Nous devons être conscients de ces données dans la coopération des donateurs avec les pays, notamment avec le Bénin », a-t-il insisté.
Zul Kifl Salami indique également qu’il est important d’assurer le succès de ce projet, qui représentera une nouvelle étape dans la collaboration avec Badea. « Si Badea a relevé le défi du financement du secteur de l’éducation et notamment de l’enseignement technique et professionnel au Bénin, c’est parce que les autorités de cet établissement ont pris la mesure du rôle de l’éducation, notamment de l’enseignement technique et professionnel dans le développement. Si nous parvenons à mener à bien les projets qu’elle finance, il est évident que nous nous inscrirons comme des pionniers dans leurs archives… », a-t-il expliqué.

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