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Wagner, Patrice Talon et l’art de l’équilibre diplomatique

Sur une chaîne de télévision française, le président béninois a jugé l’utilisation du groupe paramilitaire russe « non répréhensible dans son principe », mais problématique dans certains cas…

Les Africains brandissant des portraits de Vladimir Poutine ont de bonnes raisons de parler d’une « obsession » pour Wagner. Le groupe paramilitaire dirigé par Yevgueni Prigojine, très proche du président russe, est un bon client des top tweets. Et dans l’actualité africaine en particulier, voire dans les pays côtiers encore relativement épargnés par la menace jihadiste. Après le Ghanéen Nana Akufo-Addo, qui avait affirmé en décembre que Wagner était présent au Burkina Faso, c’est le Béninois Patrice Talon qui a évoqué le groupe paramilitaire ce dimanche sur la chaîne d’information française LCI.

 » En même temps « 
Le président du Bénin, déjà très « start-up nation » dans son style, mérite une certification dans la discipline macronienne du « en même temps ». Selon lui, « l’idée de faire appel à un prestataire militaire privé […] n’est pas répréhensible en principe » – les Etats-Unis y ont recouru en Afghanistan – et, parallèlement, le contrat avec Wagner serait « répréhensible », à condition que les services de ces mercenaires ne soient pas « purement sécuritaires ».

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