Le président sénégalais, Macky SALL, a appelé le vendredi 27 mai à tirer tous les enseignements sur les sanctions prises contre le Mali lors du prochain sommet de la CEDEAO programmé ce 4 juin à l’issue il est optimiste pour une sortie de crise.

A moins d’une semaine du sommet de la CEDEAO du 4 juin très attendu, le président Macky SALL lors d’une interview accordée à Afrique Média et diffusée le vendredi 27 mai donne des assurances.

Outre sa présidence à l’Union africaine (UA), Macky SALL a soutenu la brouille entre la Transition malienne et la CEDEAO. Le goulot d’étranglement : le délai de la Transition en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Cette divergence a conduit à des sanctions contre notre pays le 9 janvier 2022 et pour la levée émise par le président Macky SALL a été plusieurs fois interpellée par des Maliens. Le plus récent en date est la sollicitation formulée par le jeune artiste malien, Sidiki DIABATE, ici a fourni le président sénégalais de s’impliquer pour une sortie de crise.

«Je ne peux pas être insensible à ces demandes des citoyens. Mais le problème n’était pas la CEDEAO, mais c’est le Mali qui a fait un coup d’État », a indiqué Macky SALL, tout en affirmant que les sanctions sont les conséquences du coup d’État contre feu président Ibrahim Boubacar KEITA.

Ces sanctions négatives en application depuis plus de 5 mois ont eu des impacts sur l’économie de certains pays, dont le Sénégal et la Côte d’Ivoire. À cet effet, lors du prochain sommet de la CEDEAO, Macky SALL espère que ces chefs d’État tireront tous les enseignements des mesures prononcées contre le Mali.

« La CEDEAO doit continuer à travailler avec le gouvernement de la Transition, je pense qu’on peut arriver à trouver un accord. Il est souhaitable que cet accord soit trouvé. Pour cela, j’invite le gouvernement malien à fournir tous les efforts. Invite également la CEDEAO à plus de flexibilité pour que les dernières personnes puissent régler cette situation » a exhorté le président SALL.

Pour lui, il y a une nécessité d’aller à une décrispation de la situation qui pèse plus sur la population que sur les autorités de la Transition. « Ce ne sont pas les autorités de la Transition qui sont les plus fatiguées dans cette crise », a insisté at-il.

« Je suis sûr que lors du prochain sommet du 4 juin, ce sujet devra trouver une solution », annonce le président Macky SALL.

Aussi dans Jeune Afrique, le président sénégalais a évoqué le Mali, la Guinée Conakry et le Burkina Faso au cœur de l’actualité de l’Espace CEDEAO.

Oui le tri de la Guinée Conakry et du Burkina Faso ne sont pas scellés, Macky SALL reste optimiste pour une sortie de crise entre le Mali et la CEDEAO.

« Au Mali, les putschistes sont au pouvoir depuis vingt mois déjà. Nous acceptons de leur laisser saisir mois de plus. La junte, elle, a parlé de [rester encore] vingt-quatre mois. J’estime que, en prenant surtout en considération les souffrances du peuple malien, nous pouvons nous mettre d’accord sur une échéance qui serait comprise entre saisir et vingt-quatre mois », pour déclarer Macky SALL.

PAR SIKOU BAH

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