Le chef de la diplomatie européenne, Josep BORRELL, a déclaré ce jeudi 27 janvier, que l’UE avait souhaité rester «engagée au Mali et au Sahel, mais pas à n’importe quel prix» à l’issue de sa série de rencontres avec des ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel.

Les pays de l’Union européenne doivent se réunir aujourd’hui. L’un des sujets à l’ordre du jour, selon plusieurs sources, est la coopération militaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel. Une rencontre importante pour l’avenir de l’opération Takuba dans un contexte de vives tensions entre le Mali et la France, attestent plusieurs sources diplomatiques.

En prélude à cette réunion à Bruxelles des États membres de l’Union européenne, le chef de la diplomatie, Josep BORELL, a rencontré les ministres des Affaires étrangères du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad dont leurs pays sont tous membres du G5 Sahel. Le seul pays absent était le Burkina Faso qui vient de consommer un coup d’État le lundi dernier et assiste à la formation d’un gouvernement.

À l’issue de sa série de rencontres, Josep BORELL prévient que l’UE veut rester engagée au Mali et au Sahel « mais pas à n’importe quel prix ».

« Cette série de rencontres m’a permis de faire le point sur la situation très préoccupante au Sahel, et notamment sur les derniers événements au Burkina Faso et au Mali. Et sur l’extension de la menace vers les pays voisins », en plus des chefs du diplomate européen.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la question du contrat avec la société privée russe, Wagner, gêne toujours les partenaires européens. Sur ce sujet, le gouvernement du Mali affirme exclusivement que ce sont des coopérants russes, niant la signature d’un contrat avec des mercenaires russes.

« J’ai rappelé notre préoccupation majeure suite au révélé de mercenaires russes au Mali et des risques importants que ceci fait peser sur les populations civiles », a déclaré M. BORELL.

Pour lui, les méthodes de ce groupe sont incompatibles avec leurs efforts collectifs en faveur de la sécurité et du développement au Mali et dans le Sahel.

Face à cette situation, les partenaires européens, appelés à jouer un rôle important au sein de la Force Takuba, veulent poser des conditions à leur intervention.

En cet effet, il a été demandé aux autorités maliennes d’avoir des garanties concrètes pour assurer l’efficacité de leurs missions d’appui aux forces de sécurité et de défense nécessaires à leur maintien.

Josep BORRELL a également vous avoir « que tout changement dans les conditions de travail de Barkhane et Takuba aura inévitablement des conséquences ».

Outre l’aspect militaire, l’UE se prononce également sur les sanctions à appliquer à la Transition dont le pays est sous embargo suite aux mesures de la CEDEAO après, disent-ils, avoir constaté l’absence de volunté réelle des autorités d’organisateur le retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Selon des sources diplomatiques, l’UE qui soutient les sanctions de la CEDEAO ne va pas les endosser. L’UE pourrait prendre des sanctions individuelles.

Une réunion entre l’UE et les pays du G5 Sahel a été rapportée à cause du coup d’État au Burkina Faso.

« La présidence tchadienne (du G5 Sahel), après avoir consulté ses homologues, et en accord avec nous, a décidé de reporter la plénière jusqu’à ce que les conditions soient à nouveau réunies », a rappelé Josep BORRELL.

PAR SIKOU BAH

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