En marge de son point de presse sur la question de la mission onusienne au Mali, le mouvement  » Yèrèwolo débout sur les remparts  » s’est prononcé sur l’affaire des 49 militaires ivoiriens détenus au Mali depuis le 10 juillet 2022. Tout en demander aux deux peuples (ivoirien et malien) de rester à l’écart de cette affaire ici concerne les plus hautes autorités des deux pays, Yèrèwolo a appelé le colonel Assimi Goïta à faire preuve d’indulgence et de senselevé de responsabilité pour gérer cette crise . Car, selon lui, les forces obscurantistes, après avoir échoué sur d’autres terrains, veulent créer une crise entre les deux pays pour mieux attindre le Mali.

Après la demande forte du président sénégalais, président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall, lors de sa visite le 15 août, appelant Assimi Goïta à gérer le contentieux des 49 militaires avec des solutions africaines, c’est au tour du mouvement souverainiste Yèrèwolo débout sur les remparts d’appeler à indulgence et au sens élevé de responsabilité du président Goïta pour la gestion de cette crise. Bien que pertinent d’une situation totalement illégale, Yèrèwolo invite les plus hautes autorités de la transition malienne à ne pas tomber dans le piège de ceux qui veulent anéantir notre pays. Ayant échoué sur d’autres fronts, notamment la question de la rébellion Touarègue, le conflit intercommunautaire, Yèrèwolo estime que ces esprits du mal veulent cette fois-ci créer une tension entre le Mali et la Côte d’Ivoire, alors que ces deux pays sont liés par l’histoire et la géographie et séparés des liens séculaires très forts. C’est conscient de cet état de fait que Yèrèwolo a pris ses responsabilités pour en appeler à ceux d’entre les populations ivoiriennes et maliennes qui se laissent entraîner dans cette situation de faire extrêmement attention. Car, selon ce mouvement, un conflit entre le Mali et la Côte d’Ivoire pays n’arrange aucun des deux pays. D’ailleurs, le profité de l’occasion pour rappeler le mauvais souvenir du conflit entre le Mali et le Burkina Faso en 1984, manigancé par ces mêmes forces obscurantistes qui prévoyait la peau de Thomas Sankara à l’époque. C’est pourquoi, le mouvement a invité ceux qui s’agitent sur les réseaux sociaux à laisser le soin aux deux chefs d’État de trouver une solution diplomatique à cette crise.

Une occasion pour le mouvement souverainiste de publier également une lettre ouverte dans laquelle il pose tout le paradoxe et la problématique de l’inexistence d’instruments appropriés au sein de la Cedeao, pouvant gérer de telles crises dans la sous-région.

A propos de l’ordre du jour qui concernait toujours le retrait de la Mission onusienne au Mali (Minusma), Yèrèwolo a rappelé sa position ferme de ne tolérer la présence d’un seul casque bleu sur le sol malien à partir du 22 septembre 2022 , anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance. Adama Diarra alias Ben Le Cerveau et ses camarades ont profité du point de presse pour saluer le dévouement et la détermination de la jeunesse de Gao ici sur précipiter le retrait de la dernière base française du Mali. Le 15 août est donc une autre date mémorable pour Yèrèwolo débout sur les remparts.

A la jeunesse nigérienne qui s’apprête aussi à réserver un accueil chaleureux aux soldats français, le mouvement souverainiste Yèrèwolo a exprimé son soutien et toute sa disponibilité à les accompagner dans leur lutte. Car, selon Yèrèwolo, il faut bouter la France hors de toute l’Afrique pour prétendre à une vraie souveraineté.

Issa Djiguiba

Source : LE PAYS

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