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AGRESSIONS RECURRENTES DE CIVILS PAR DES MILITAIRES : Il faut que ça cesse !

Je sais que beaucoup d’entre vous n’ont pas encore la dernière œuvre du prolixe écrivain Boureima Jérémie Sigué, Fondateur des Editions « Le Pays »: « Les 5 plaies purulentes du Faso ». En tout cas, moi je l’ai parcourue et je vous invite à m’imiter. C’est ce bouquin qui m’inspire le sujet que j’aborde aujourd’hui. Tout le monde le sait, les Burkinabè ont été une fois de plus horrifiés par l’attaque barbare du convoi de ravitaillement, survenue le 26 septembre dernier à Gaskindé. 2016, nous sommes dans ce cycle tragique depuis, aujourd’hui, est en passe de remettre en cause l’existence du Burkina Faso. Cette situation est donc suffisamment grave pour que les Burkinabè de tous bords, se mobilisent pour la reconquête et la sauvegarde de leur territoire. Mais j’avoue qu’il y a des comportements qui m’intriguent. Je parle de la souciance et de l’irresponsabilité dont font montre beaucoup d’entre nous. Revenons à un exemple récent. Dans la nuit du 24 septembre dernier, des jeunes militaires ont fait une descente musclée dans le quartier Dapoya de Ouagadougou où ils ont commis des actes barbares, honteux et inadmissibles, surtout dans ce contexte de guerre que connaît le pays. Même nous autres Fous qu’on qualifie souvent de détraqués, n’osons jamais nous comporter de la sorte : bastonner des populations innocentes dans la rue, violer des filles, détruire des commerces. Quand moi, le Fou, j’écoute mes compatriotes, j’ai l’intime conviction qu’ils sont fatigués de cette propension de la soldatesque à casser aveuglément du civil.

La hiérarchie militaire doit châtier pour l’exemple

Dapoya, Karpala, Pô, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Kaya,… ! Ce sont autant d’endroits qui portent les stigmates des violences commises par des soldats, sur des civils, pour des histoires de fesses, de contrôle, de mésentente entre militaires et civils. Même les autres corps des Forces de défense et de sécurité (FDS), plus précisément les policiers, ne sont pas épargnés. C’est à croire que la violence contre les civils est devenue banale dans notre pays. Je suis peiné de le dire, mais ce sont des comportements d’une armée coloniale. De ma petite expérience, j’ai appris qu’une armée bien formée pour se mettre au service de la République, ne se pas ainsi. En tout cas, c’est affligeant de voir que, pendant que leurs frères soldats suent sang et eau, au Sahel, à l’Est, à l’Ouest, au Nord pour sauver le pays, des militaires sont en train de bander les muscles devant des civils innocents dans les quartiers de Ouagadougou. Je ne savais pas qu’il y avait des soldats qui s’ennuyaient à Ouaga au point d’avoir le temps pour bastonner des civils, violer des jeunes filles, etc. Moi le Fou, j’ai une position tranchée sur cette affaire : il faut que ça cesse ! Et pour cela, la hiérarchie militaire doit châtier pour l’exemple. Impunité a toujours fait le lit de cette pratique militaire consistant à violer les autres corps de notre société. Cela dit, l’outrage et l’injure de Dapoya étant publics, la sanction contre les responsables de l’expédition punitive doit être rendue publique. En raison des droits civils plus et plus que la gestion mouta mouta de ce type d’incidents, permet à l’armée de couvrir ses éléments indélicats. De même, je pense que l’armée a besoin de reformer le moule dans lequel les soldats sont formés. Dans la formation, le jeune soldat doit se tenir pour dit et acquis, que le civil n’est ni son adversaire, ni son ennemi. Si cette mue n’est pas opérée, il faut craindre que la collaboration entre civils et FDS dans ce contexte d’insécurité, ait pris un coup. Déjà que les cellules-ci n’est pas au beau fixe, ce ne serait pas intelligent de la développer davantage.

Le Fou

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