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Après le Mali, les troupes françaises s’installent au Burkina Faso

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Après le Mali, les troupes françaises s’installent au Burkina Faso
RADIO AFRICA
17:06 par AFP

La France retirera ses troupes du Burkina Faso d’ici un mois, la junte ayant renié les accords de défense entre les deux pays, un nouveau revers pour l’influence de Paris au Sahel.
Paris (AFP)
« Nous avons formellement reçu mardi (…) la dénonciation par le gouvernement burkinabé de l’accord de 2018 sur le statut des forces françaises présentes dans ce pays. Conformément aux termes de l’accord, la dénonciation prend effet un mois après la réception de la notification correspondante », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères à l’AFP.

La France respectera « les termes de cet accord en donnant suite à cette demande ».

Contactées par l’AFP, les autorités burkinabées n’étaient pas immédiatement disponibles pour répondre mercredi.

Le Burkina Faso accueille actuellement un contingent de près de 400 forces spéciales françaises, la force Sabre, qui quittera le pays « d’ici la fin février » et le retrait de tous les équipements devrait être achevé « d’ici la fin avril », a déclaré à l’AFP une source proche du dossier.

Selon les sources, l’option privilégiée serait de redéployer ces soldats d’élite au Niger voisin, où vivent près de 2 000 Français.

Le gouvernement burkinabé a déclaré lundi qu’il avait demandé le départ des troupes françaises dans un délai d’un mois, sans vouloir rompre diplomatiquement avec Paris, mais la France a dit qu’elle attendait des précisions du président de transition Ibrahim Traor.

Depuis leur arrivée au pouvoir par un coup d’État en septembre, le capitaine Traor et son gouvernement ont exprimé leur volonté de diversifier les partenariats, notamment dans la lutte contre le djihadisme, alors que le Burkina Faso est plongé dans une spirale de violence depuis 2015.

Les nouvelles autorités se sont également engagées dans un rapprochement avec la Russie : le Premier ministre burkinabé a effectué une visite discrète à Moscou en décembre et a déclaré il y a quinze jours qu’un partenariat avec la Russie était « un choix raisonnable ».

– La tentation de Wagner ? –

La France est interpellée depuis plusieurs mois au Burkina Faso, où la présence militaire de l’ancienne puissance coloniale n’a pas réussi à stopper les attaques de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique (EI) dans ce pays parmi les plus pauvres du monde.

Les autorités burkinabé n’ont pas demandé d’assistance militaire à leur partenaire depuis juillet 2022, selon les forces armées françaises.

En décembre, la junte avait demandé à Paris de remplacer son ambassadeur, Luc Hallade, qui avait été pris pour cible pour avoir dénoncé la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays.

Lundi, le porte-parole du gouvernement, Jean-Emmanuel Oudraogo, a déclaré avoir « reçu toutes les assurances que les autorités françaises accéderont à cette demande dès cette semaine », mais des sources diplomatiques ont déclaré que son sort n’était pas encore scellé.

Les militaires français ont achevé leur retrait du pays en août, après neuf ans de présence dans le pays, poussés dehors par une junte hostile appelée la sulfureuse compagnie paramilitaire russe Wagner.

La junte burkinabé a assuré à la France, en coulisses, qu’elle n’avait pas l’intention de recourir aux services de Wagner, dont l’équipe de liaison est venue prospecter au Burkina Faso, riche en ressources minérales, selon plusieurs sources françaises, mais les services de la garde prétorienne offerts par les mercenaires russes pourraient finir par séduire les militaires au pouvoir.

Le président français, Emmanuel Macron, a lancé une révision des partenariats militaires sur le continent africain, qui devront être adaptés aux besoins spécifiques des pays concernés et reposer sur des mécanismes moins visibles. Les premières conclusions devraient être tirées « dans les semaines à venir », selon une source gouvernementale.

Environ 3 000 soldats français sont toujours déployés dans le Sahel, entre le Niger, le Tchad et le Burkina.

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