Dans ses premiers mots reçus aux députés de l’Assemblée législative de la transition et au peuple burkinabè, le président élu de l’institution, Aboubacar Toguyeni a dit que l’heure n’est pas aux longs discours. Elle ne le sera pas d’ailleurs, car l’heure est au travail. Aussi, le président Aboubacar Toguyeni a, tout de suite, placé son mandat sous le signe de « l’engagement pour un pays dans sa quête de dignité, de sécurité et d’honneur ». Et d’ajouter : « je sais que c’est une transition pour asseoir les fondements d’une société plus juste et de moralisation de la vie publique ».

Convaincu qu’il ne sera pas seul à bord, il engage ses députés députés pour qu’ensemble ils jouent leur partition qui est cella du contrôle de l’action gouvernementale, de la défense des intérêts du peuple, de l’Initiative de propositions de lois et de toute autre action allant dans le sens de l’intérêt supérieur de la nation. Tout est dit ou presque.

L’Assemblée législative de la transition, en vérité, n’est pas une Assemblée nationale au sens ordinaire du terme. Même si dans son fonctionnement, elle le soir. En effet, les députés de l’ALT ne sont pas élus, mais sont issus des différentes composantes de la nation qu’ils représentent. Non pas pour défendre des intérêts corporatistes, mais nationaux. Arrivés donc au parlement dans un contexte particulier, ils devront assurer une législature particulière.

En conformité avec le contexte actuel du Burkina fait d’insécurité, de refondation et de restauration. Si les députés auront donc consentir à l’impôt, à voter les lois et à contrôler l’action du gouvernement, ils devront surtout adapter leur travail législatif avec les préoccupations des Burkinabè. Car, comme a d’ailleurs relevé le président Toguyeni Aboubacar, il s’agira en plus des questions sécuritaires, « d’assoir les fondements d’un Burkina Faso plus juste à travers entre autres, la moralisation de la vie publique ».

C’est ainsi que dans le cadre de la lutte contre la corruption par exemple, elle sera appelée à doter le Burkina de lois et règlements afin de rendre plus efficaces les institutions en charge de la lutte contre ce phénomène. Dans le cadre de la moralisation de la vie publique, de la dépolitisation de l’administration et de la lutte contre l’incivisme et du respect de l’autorité de l’État, elle aura son rôle à jouer.

Pour cela, les députés de la transition doivent donner l’exemple non seulement par leur comportement au quotidien, mais également par leur ingéniosité à aller au-delà de ce qui est connu jusque-là, pour prendre l’initiative de propositions de lois afin de restaurer la dignité, l’honneur et l’intégrité du Burkinabè. C’est de cela qu’il s’agit. En outre, l’Assemblée nationale étant par exemple le lieu par excellence de la vie démocratique d’une nation et de sa vitalité, de l’expression des opinions nationales fortes et de la consolidation du tissu social. Les députés auront trois années pour refaire le Burkina Faso. La mission n’est pas aisée, mais elle vaut la peine. Et l’échec n’est pas permis.

Dabaoué Audrianne KANI

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