S’il ne faut pas féliciter quelqu’un d’avoir été nommé à un poste de responsabilité, qu’il s’agisse d’un Premier ministre ou d’un ministre, ce dernier ou ses proches ne doivent pas célébrer sa nomination. . C’est pourquoi la peur d’échouer dans la mission et/ou de trahir la confiance de ceux qui se sont tournés vers vous dans un gouvernement ou à un poste de haute responsabilité ne doit en aucun cas céder le pas à une quelconque occasion de célébration. C’est pourquoi Lassina Zerbo doit être stricte avec ses ministres. Ceux qui aiment le parti peuvent bien le faire, mais pas dans le gouvernement « serré » et « uni » voulu par le président Roch Marc Christian Kaboré et que le Burkinabè, dans sa majorité, a accueilli.

Par contre, le jour où vous quittez vos services la tête haute, ce jour-là, vous devez vous en réjouir et le célébrer. Mieux, si vous recevez une distinction de la nation pour le service rendu, vous pourrez vous remonter le moral et même sauter le champagne si vous en avez les moyens, car vous aurez été félicité pour le travail accompli. Sinon, vous avez servi la nation au lieu de vous servir vous-même. En ce jour, vous pouvez être chaleureusement applaudi.

La situation sécuritaire, économique et socio-politique au Faso est telle qu’il n’y a pas de place pour le bling-bling, le « vous m’avez vu » ou même les one-man-show inutiles que l’on pourrait se livrer à certains fonctionnaires de très haut niveau, est licencié . Les Burkinabè sont désormais tellement attentifs au comportement de leurs dirigeants qu’ils doivent nécessairement montrer le bon exemple. Ce n’est pas en s’avançant dans des robes multicolores Faso Danfani qu’on consomme plus de Burkinabè que ceux qui n’en ont pas, car ils n’en ont pas les moyens. De plus, tout gestionnaire, à quelque niveau que ce soit, qui ne comprend pas cela, l’apprendra à ses dépens.

En effet, il y a un temps pour faire des calculs politiques ou politiques ; il y a aussi un temps pour se réjouir ou célébrer. Le Burkina Faso n’est pas à cette époque en ce moment. Les défis sont tellement nombreux et pressants que tout le monde doit se mettre au travail. Pour ne pas le dire, on peut oser affirmer que le Faso est à la croisée des chemins et qu’aucune erreur n’est tolérée par les dirigeants, mais aussi par ceux qui sont dirigés. Par ailleurs, il appartient à tous les Burkinabè de faire ce saut patriotique national qui nous conduira à des lendemains meilleurs.

Plus l’enseignant doit s’assurer qu’elle a bien fait son travail, plus l’infirmière doit être satisfaite d’avoir bien fait son travail parce qu’il est en fait bien fait et apprécié. Il en va de même pour le maçon qui le construit, le menuisier qui le construit, le cordonnier qui le fabrique ou le répare, le parlementaire qui contrôle l’action du gouvernement et accepte l’impôt, l’élément des Forces de Défense et de Sécurité, le Magistrat ou du maire…

Dabaoué Audrianne KANI

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