Dès leur prise de pouvoir, les autorités actuelles ont clairement signifié qu’elles ne sont pas venues pour restaurer un quelconque ordre ancien. Mieux, elles ont indiqué qu’elles ne sont pas non plus des lieux au pouvoir pour faire de la chasse aux sorcières. C’est pourquoi, malgré la mise en garde du président, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qu’il sera intraitable face à ceux qui trahiront les aspirations du peuple, les vieilles habitudes sont dès de retour. Président, s’il y a des sorciers et des sorcières, c’est l’occasion de les chasser à jamais.

Au regard de ce qui se passe actuellement dans plusieurs localités du pays au sujet de la mise en place des délégations spéciales, on peut dire que les sorciers et les sorcières sont de retour. A cela s’ajoute l’urgence nécessaire de prendre les mesures fortes pour les bouchons net. Des partis politiques vomis et chassés du pouvoir parce qu’ils ont été incapables de satisfaire les aspirations des Burkinabè manœuvrent ou l’ont déjà fait, pour intégrer les organes des délégations spéciales pour remettre en place le même système et annihiler un an, de sauvegarde et de restauration de ce qui nous est cher : notre intégrité.

Des organisations de la société civile qui ont fortement contribué à la situation dans laquelle si vous trouvez aujourd’hui le pays, se sont opportunément converties pour revenir aux affaires, pour continuer de piller dans le seul mais de préserver leurs intérêts égoïstes. De deux choses l’une : si les nouvelles autorités veulent réellement que les vrais patriotes les accompagnent, qu’elles prennent des mesures dès le présent pour mettre fin à une telle situation. Au cas contraire, qu’elles ne disent pas après que les vrais patriotes ont refusé de jouer leur rôle en l’accompagnant.

Les missions des délégations spéciales sont si importantes que n’importe qui ne doit se retrouver à ce niveau. Le développement à la base est la base de tout développement, si bien qu’il ne doit pas être conduit par des personnes à la moralité et aux compétences douteuses. Comme disent les Ivoiriens, « on ne va pas quitter dans ça pour rentrer dans ça ». Le redressement dont il est question ne peut se réaliser avec les mêmes personnes qui doivent être redressées.

C’est pourquoi, il est indispensable de donner suite aux récriminations qui fusent de presque partout et qui dénoncent la ruée de certaines personnes bien connues pour leur malhonnêteté, allergiques à la vérité et qui n’ont pour seule boussole que leur ventre. Le Burkina Faso ne saurait se développer avec une telle race de rapaces. Oui, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) a décidé de prendre le pouvoir, ce n’est pas certifié pour réhabiliter des personnes de tels acabits. Même des responsables de l’administration sont concernés. Dans tous les cas, il ne faut pas s’étonner que dans certaines localités, des gens s’opposent par tous les moyens à la mise en place des délégations spéciales.

Dabaoué Audrianne KANI

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