Depuis le 9 janvier, les regards sont braqués sur ce football qui sillonne les stades du Cameroun. Sur la liste pour succéder à l’Algérie, double vainqueur de la CAN, 24 nations détiennent le secret espoir de monter sur le toit de l’Afrique. Si le Burkina Faso a prouvé sa régularité au plus haut niveau, il a clairement perdu de sa superbe depuis le début de cette CAN. Ce qui ne devrait pas rassurer ses nombreux supporters.

Les Etalons détiennent à nouveau, à partir du lundi 14 janvier, la qualification pour le second tour de la plus haute compétition africaine de football. Ce qui est bon à prendre. Mais faut-il se réjouir après une qualification difficile à acquérir face à l’Ethiopie et au Cap-Vert après la défaite face au Cameroun ? Absolument pas. Bertrand Traoré (Aston Villa), Fayçal Edmond Tapsoba (Bayer Leverkusen), Steeve Yago (Aris Limassol, Chypre), Cyrille Bayala (Ajaccio, France), sans oublier la nouvelle génération prête à prendre la relève, ils doivent revoir leur copie s’ils vouloir aller loin dans la compétition. Il ne suffit pas d’avoir une main-d’œuvre aussi riche. Mais il appartient, ici et maintenant, de tirer la leçon du premier tour et d’identifier les carences techniques et tactiques de l’équipe burkinabè. Objectif : monter en compétence pour être plus efficace. Vous ne pouvez pas réussir dans les ligues européennes grâce à vos internationaux et être n’importe quelle sélection. Alors que manque-t-il aux étalons pour gagner une CAN ? Certains diraient le fond du jeu.

Une sélection pleine de talents

Si on l’admet, c’est qu’il y a un problème d’encadrement dans la sélection. Le joueur professionnel en particulier, y arrive, non pas pour apprendre, mais pour amener l’essentiel de l’expérience acquise à un haut niveau. Il va sans dire que la sélection peut être réussie même sans un grand entraîneur, comme le font les Camerounais. C’est une question de responsabilité personnelle, de conscience individuelle, d’esprit et de motivation. Toujours est-il que le leader Bertrand Traoré et ses camarades le savent et se mettent au travail. Sinon, le Burkina Faso a de grandes ressources pour réussir là où on ne l’attend pas. Le gouvernement, à travers le ministère des Sports, de la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi dirigé par Mathias Tankoano, a fait ce qu’il avait à faire. Le président de la Fédération burkinabè de football (FBF), Lazare Banssé, a fait sa part. Les autres compartiments, c’est-à-dire le staff technique et les joueurs, devront suivre les rythmes imposés par eux. Pour tout le monde, le plus dur reste à venir. Car il ne s’agit plus simplement d’imaginer.

Seydou TRAORE, envoyé spécial à Yaoundé

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