Le Parti Panafricain pour le Salut (PPS), tiendra une Assemblée générale le 8 mai 2022 à Bobo-Dioulasso. Objet : « faire passer certains messages clés » Aux militants et sympathisants du parti. Dans cet entretien que Léonce Sanou, 6Et vice-président du PPS, à l’accordé à L’Express du Faso, au parlement de l’organisation de la prochaine Assemblée générale des parties et à l’un des objectifs de leur arrivée sur la scène politique notamment.

Comment se passe l’organisation de l’Assemblée générale ?

Pour l’instant, on peut dire que l’organisation de l’Assemblée générale se passe très bien. Comme vous le savez, les pièces ont été créées le 2 avril dernier. Et naturellement après l’Assemblée générale constitutive, la mission assignée aux premiers responsables du parti est de travailler à l’implantation du parti, toujours dans le cadre de la préparation du congrès. Pour concela, la direction politique du parti a choisi la ville de Bobo-Dioulasso pour une des visites-terrains. C’est donc à cette occasion que le 7 et le 8 mai 2022, nous allons recevoir le président du parti, le camarade Abdoulaye Mossé et tout le personnel de la direction du parti. Dans un premier temps pour faire le tour des autorités religieuses, coutumières et politiques de la ville, dans l’optique de faire connaître les partis. Et dans un second temps, il sera question de prendre attaché avec les premiers responsables des partis, les points focaux à travers les arrondissements, les communes rurales, les secteurs et villages. Et ce, pour avoir la feuille de route jusqu’au congrès. Globalement, je peux dire que tout se passe bien dans la mesure où nous avons mis en place des responsables qui travaillent à cela. Pour l’instant nous n’avons pas eu vent d’un problème quelconque dans l’organisation pratique. Et c’est pour cela que nous sommes tout à fait confiants.

Quel est le nombre des participants attendus à cette Assemblée générale ?

Je peux vous dire qu’au regard de l’engouement que nous avons constaté sur le terrain, ce sont des milliers de militants et de sympathisants qui sont attendus. Maintenant vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes dans un pays où le nous doit également être regardant sur certaines décisions prises par les nouvelles autorités du pays. Au regard de ces décisions, nous allons peut-être travailler à dimensionner la participation des gens, parce que si on veut donner une certaine allure à l’activité, cela peut paraître comme un défi aux nouvelles autorités. Toute a choisi qu’on ne souhaite pas. Nous avons l’ambition accompagnera également la Transition. Nous ne voulons donc pas être en marge de ce que les autorités décident. Vous savez qu’ils ont décidé que les partis politiques soient moins actifs sur le terrain. C’est ce qui freine un peu l’élan véritable du PPS dans le cadre de cette activité. Nous supposons voulu même organiser cette Assemblée générale peut-être ailleurs, pour donner la vraie couleur de la chose. Nous pensions à la maison de la culture ou à un autre espace. Mais la mesure fait que nous devons nous limiter à notre siège pour faire passer certains messages clés. Dieu merci, nous en avons un. Je pense que l’occasion nous sera donnée de faire de larges regroupements publics pour mieux connaître le PPS. Mais pour l’instant, il y a de l’engouement mais il y a aussi le souci de dimensionner l’activité.

Les participants seront-ils issus de la province du Houet uniquement ou allez-vous ratisser sur l’étendue de la région des Hauts-Bassins ?

Le PPS, c’est dans toute la région des Hauts-Bassins. Le PPS aujourd’hui, c’est tout le Burkina Faso. Mais nous sommes entrain de mener une activité locale purement. Raison pour laquelle nous restons dans le  » vrai local  ». Sinon en termes de couverture du pays, nous avons des représentants dans toutes les provinces du pays. De façon déconcentrée, dans toutes les communes, nous avons des points focaux. Ce ne sont pas tous les partis qui peuvent, en quelques semaines d’existence, être présents dans tout le pays. Ce n’est pas facile mais nous avons pu le faire et nous en sommes très satisfaits. Les noms des parties (PPS) sont tirés du vécu quotidien, naturellement tout estparti rapidement.

Donc le nom du parti a été sciemment choisi alors ?

Le nom a été choisi par (j’allais dire) des intelligences et c’est ce qui nous a conduit là.

Quel est le thème dégagé pour la tenue de cette assemblée générale ?

Nous n’avons pas planché spécialement sur un thème. Mais nous, nous voulons à chaque fois que nous avons l’occasion de parler de PPS, nous parlons de la réconciliation nationale, nous parlons de la sécurisation de notre pays. Nous voulons que les gens soient à l’idée que c’est à travers une véritable réconciliation des filles et fils de ce pays que nous pouvons obtenir une paix durable. Parmi nous, plusieurs personnes ont fait l’insurrection. Aujourd’hui, nous nous sommes retrouvés pour dire qu’il est bon de cheminer ensemble, ce que sont les bords politiques. Vous allez voir qu’à Bobo ici, parmi ceux qui animent le PPS, il y en a qui viennent du MPP, du CDP, de l’UNIR/MPS, de l’ADF/RDA, entre autres. Nous nous sommes retrouvés pour dire qu’on peut faire table rase sur le passé et se donner la main pour reconstruire ce pays.

Peut-on s’attendre à quelque chose de différent de la part du PPS, autre que ce qui nous est déjà servi sur la scène politique nationale ?

Si on n’avait pas pour ambition de faire autre chose, pourquoi alors créer le PPS ? Si on n’avait pas l’intention de faire les choses autrement, nous n’allions pas imaginer le PPS. Pour nous, la meilleure manière de faire autrement les choses, c’est d’abord se retrouver. Parce que dans toute chose, c’est l’entente et la cohésion qui donne la force à toute organisation. Tant qu’on ne se women pas la main, tant qu’on n’est pas soudé, on n’ira pas loin. Par contre, nous ne sommes pas dans la dynamique de dire que nous cherchons le pouvoir d’État pour régler les comptes à quelqu’un. Une dynamique qui réunit tout le monde, regarde dans le même sens, c’est là qu’on peut reconstruire le pays. Seuls, nous pouvons aller plus raisin vine ensemble nous irons longe.

Certaines voix vous accusent d’avoir entre l’ancien président Roch Kaboré. Admettez-vous cache ?

Ceux qui disent cachent sur leurs raisons. Moi je sais que personnellement je n’avais pas de pacte avec Roch Kaboré (silence). Et je ne sais pas et ne comprend pas pourquoi on va parler de trahison. Dans la vie pour moi, chaque a choisi son temps. L’était peut-être temps de prendre notre destin en main. Nous n’en voulons à personne. Nous avons juste pris notre destin en main.

Beaucoup de personnes ont montré que vous l’avez lâchéz rapidement tout de même !

Les gens diront ce qu’ils veulent dire. Mais moi je dis aussi que je ne parle pas de trahison. Pour moi, nous avons osé prendre notre destin en main à un certain moment parce que comme je l’ai dit, dans la vie, chaque a choisi son temps. Le destin a voulu que la création de notre parti coïncide avec ces événements. C’est pourquoi les gens ont parlé de trahison.Même si je ne considère pas cela comme tel. Que ceux-là qui croient que c’est une trahison donnent les preuves de leur affirmation.

Malgré tout, certains pensent que le parti est proche de Roch Kaboré

Très franchement, ce sont des supputations. Sinon je suis dans l’organe dirigeant du parti et en aucun cas je n’ai vu un rapprochement avec l’ancien président Roch Kaboré. Ce sont des rumeurs ; chacun raconte ce qu’il veut. Mais nous, nous savons où nous allons.

Avez-vous des nouvelles de Roch Kaboré ?

Comme les autres citoyens burkinabè, nous avons les informations à travers les mêmes canaux. Nous souhaitons également que son élargissement puisse être réellement effectif.

Et concernant la conquête du pouvoir d’Etat ?

Je disais que tout sérieux parti a en ligne de mire la conquête du pouvoir d’Etat. Mais ça doit être assis sur un socle et ce socle c’est la réconciliation nationale et c’est la cohésion entre les filles et fils de ce pays. Sinon la conquête du pouvoir d’Etat, c’est notre objectif.

Peut-on s’attendre à Léonce Sanou, candidat du PPS ?

Je pense que le PPS avisera en son temps. Puisque des profils vont se libérer dans la marche. Je pense qu’un parts to ses organes et les organes doivent fonctionner et ce sont les organes de fonctionnement global du parti qui vont decider de qui va porter les couleurs du PPS dans le cadre de la conquête du pouvoir d’Etat. Au moment des consultations électorales, vous verrez que le PPS aura son candidat qui sera désigné de façon consensuelle. J’ai vraiment la ferme conviction qu’après la transition, nous allons gérer ce pays-la avec notre vision. Nous sommes la pour nous organiser et implanter les parties dans la province, et de la, dans la région. Mais la principale mission présentement, en tant que vice-président, est d’aider à l’implantation des pièces dans la province et la région. Au-delà de cela, le PPS regorge de beaucoup de compétences, tellement de compétences, que je ne pense pas que mon objectif est de gérer la province. C’est mon avis personnel et c’est ça aussi la politique. Je ne suis pas venu pour m’accrocher à un poste. Je suis venu facilement pour que les compétences internes des pièces puissent émerger et prendre les pièces en mains dans la province.

Un dernier mot, pour conclure cet entretien ?

Je voudrais profiter, à travers cette interview, remercier et encourager les militants du PPS qui ont cru au parti, de continuer dans leur élan de construction de ce parti dans la province du Houët. Nous formulons le vœu que très bientôt nous allons mettre en place nos structures à l’issue du congrès que nous nous entrainons à préparer. Parce qu’au sortir d’une Assemblée générale constitutive, il faut travailler à l’implantation des pièces et je pense que c’est le congrès qui va valider la mise en place des structures sur le terrain ; et nous y travaillons. Je souhaite que l’Assemblée générale qui se prépare à Bobo se passe très bien, dans un climat bon enfant, de paix et de fraternité. Nous tendons la main à toutes les personnes qui veulent travailler avec nous. Le parti reste largement ouvert à tout le monde.

Proposés par

Ousmane TRAORE et

Abdoul-Karim Etienne SANON

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