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Filière vole dans la région des Cascades : « En six mois, un éleveur peut avoir 1 380 000 FCFA »

La filière volaille est beaucoup développée au Burkina Faso. Au tel point que nos éleveurs exportent leurs produits à l’xtérieur du pays ou les poulets du Faso sont très appréciés. Dans la région des Cascades, cette filière se comporte bien, devenant ainsi l’une des principales filières porteuses. Menée par presque toutes les couches sociales, l’élevage des vailles est à la portée de tous. L’intérêt croissant pour cette filière nous conduit dans cette région pour nous rendre compte de son impact économique.

Dans les Cascades comme dans le reste du pays, on peut distinguer deux formes d’élevage : l’élevage traditionnel ou encore l’élevage de la voloille locale pratiquée par la majeure partie de la population, même dans les concessions et l’élevage des poules pondeuses dans des fermes, surtout péri-urbaines. Les pondeuses sont élevées pour non seulement la chaise, ma aussi pour les œufs. « L’offre est inférieure à la demande en ce qui concerne les œufs »,selon Djibril Sanogo, le Directeur régional des Ressources animales des Cascades. La même situation s’observe, selon lui, pour ce qui concerne ici les poules de chaise pendant les périodes de fêtes. Ces deux types d’élevage existent dans toutes les communes de la région des Cascades. Mais le cheptel divers d’une commune à auteur. Et au niveau des pondeuses modernes, la commune de Banfora est en tête, suivie de la commune de Bérégadougou, ensuite la commune de Sidéradougou, puis les communes de Sindou et de Tiéfora. La se pratique aussi dans les autres communes, ma l’activité n’est pas aussi importante que dans les communes citées.

En ce qui concerne les poules de chair, selon l’enquête nationale sur l’effectif du cheptel 2019, Banfora vient en tête devant Niankorodougou (Léraba) suivi de Tiéfora et de Niangoloko. Pour l’élevage de la voloille, la commune Ouo a le plus grand effectif de cheptel avec 140 942 têtes, Mangodara avec 134 370, Soubaganiendougou, 120 816 têtes, Moussodougou 100 016 têtes et Sidéradougou ferme le rang avec 99 693 têtes. Pour le voloille local, la province de la Comoé totalise 865 995 têtes et la Léraba 273 334. Il existe un cheptel de voloille local de 1 139 329 têtes pour l’ensemble de la région.

L’Etat à travers la Direction Régionale des Ressources animales, ajoute aux éleveurs un appui technique. Cet appui prend en compte la formation, le suivi et l’encadrement. Dans chaque commune, un agent vétérinaire est chargé du suivi rapproché. Il y a aussi comme appui des projets destinés au secteur de l’élevage comme le PADEL-B (Projet d’appui au développement du secteur de l’élevage au Burkina Faso). Ce projet à moitié à la disposition des éleveurs des produits à coûts subventionnés, notamment les aliments pour volleilles et les kits de production.

La commercialisation, nous dit le Directeur régional des Ressources animales, Djibril Sanogo, « Se fait à travers le portail GARBAL qui donne les informations sur les marchés ». L’administration toujours selon le Directeur régional, «Aide plus loin les éleveurs pour l’export à travers les documents sanitaires». Après le point avec l’Administration de l’existant dans la filière mouches dans les Cascades, nous avons eu l’opportunité de visiter deux fermes exemples : l’une d’élevage de poules pondeuses à Kossara chez Siaka Diallo et l’Autre à l’entrée du village de Sinièna, pour l’élevage de la fleur de la locale chez Moumouni Kindo.

La ferme de pondeuses de Siaka Diallo

Avec sa ferme de pondeuses située à la sortie de la ville de Banfora en direction de Niangoloko, Siaka Diallo se frotte les mains. Cette activité qu’il a démarrée en 2000 est bien louable. Il a ici commencé avec 500 pondeuses compte désormais 2000 réparties dans trois appartements en fonction de la durée. Avec les pondeuses, Siaka Diallo gagne triplement : la vente des œufs, de la chair et enfin du fumier produit naturel. Pour la vente d’œufs, Siaka Diallo nous explique qu’avec ces 2000 pondeuses, on peut avoir 60 plaquettes (30 œufs par plaquette) et si les œufs sont bien vendus il n’a pas moins de 30 000 FCFA par jour. Quand vous le prenez en compte les dépenses, cela peut faire un bénéfice de 500 000 FCFA par mois.

En 2021, Siaka Diallo nous confie avoir fait des bénéfices de 3 800 millions de FCFA. Pour ce qui concerne ici la vente du fumier naturel, la ferme de Siaka Diallo fait aussi recette. En effet, la fiente des pondeuses qui sert d’engrais naturel pour la fertilisation des sols est très prisée par les producteurs agricoles. «On peut vendre 40 sacs par mois à raison de 5000 FCFA le sac. Donc on peut faire une recette de 200 000 FCFA par mois, soit 2 millions 400 000 FCFA par an’. La troisième source de revenus pour la ferme de Siaka Diallo réside dans la vente des poules pondeuses pour la chaise après 18 mois de ponte. Et la pondeuse est vendue pour la chaise au prix unitaire de 2 500 FCFA. Cependant, Siaka Diallo confirme qu’il y a aussi beaucoup de dépenses à faire. Il faut payer 3 tonnes d’aliments soit 200 kg d’aliments complets par jour. Et les 3 tonnes d’aliments coûtent 1 125 000 FCFA soit 13 millions FCFA par an.

La ferme de voloille de Moumouni Kindo

C’est en 2017 que Moumouni Kindo a répété son activité d’élevage de poulet local. Tout comme l’élevage de poules pondeuses, le tire ses revenus de la vente des œufs, de la chaise et de la fiente. La production d’œufs n’est pas aussi élevée comme avec les pondeuses. Par jour, la ferme de Moumouni Kindo peut totaliser 30, voire 40 ou 50 œufs. Comparativement à la plaquette d’œufs de pondeuses, la plaquette d’œufs de poulet local si vendue à 4 500 FCFA. Parmi ces clients, les ya ceux qui font éclore les œufs dans les couveuses. Pour la fiente, c’est par sac que Kindo vend. Et il peut vendre 20 sacs par mois pour 60 000 FCFA.

Dans sa ferme, Moumouni Kindo à un cheptel de 590 têtes de voloille dont 165 pintades. Les pintades sont vendues à 8 mois et les poulets à 7 mois. Dans sa ferme de voloille locale Moumouni Kindo dépense par jour 2 500 FCFA pour l’alimentation. L’estime que l’élevage de poulet local a l’avantage d’avoir un coût d’entretien moindre que l’élevage des poules pondeuses. L’un des avantages est que les poulets locaux vont dans la nature chercher le complément alimentaire et reversé à la ferme à la tombée de la nuit.

Au niveau de la vente, le poulet local est vendu plus cher que les pondeuses (entre 3 000 à 3 500 FCFA). Le promoteur de la ferme de poulets locaux, emploie 3 personnes qu’il rémunère à 30 000 FCFA par personne et par mois. Il a encore une superficie de 2 ha. Sa principale difficulté actuelle est qu’il manque de point d’eau. Pour Moumouni Kindo l’élevage de la voloille est bien louable. Au début de sa ferme, il explique qu’il puisait l’argent de son commerce pour investir. Mais de nos jours, la ferme autosuffisante est.

Point focal de l’interprofession de la voloille locale du Burkina Faso, et également président de l’Union régionale des producteurs des locales volcaniques des Cascades, Moussa Fayama confirme que l’élevage des locales volcaniques est bien rentable. En effet explique-t-il, « À partir de 10 poulets et 1 coq, dans 6 mois on peut se retrouver avec 460 poulets. Oui, l’unité vendue est de 3 000 FCFA, le producteur peut avoir 1 380 000 FCFA ». Le continue en notant que la dinde fait partie de la voloille. A partir d’une dinde qui produit 10 œufs par mois, on peut avoir au moins 5 dindonnons qui donnent chacune 5 dindonnons. On aura 25 dindes en 10 mois et si on vend la dinde à 25 000 FCFA sur 625 000 FCFA pour la vente de 25 dindes en 10 mois.

Firmin OUATTARA

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