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la décision du Mali est définitive – Info-Matin

Alors que les ministres de la Défense des États membres du G5 Sahel ont appelé lors de leur 14e session tenue du 20 au 22 septembre au Niger le retour du Mali au G5 Sahel, le ministre des Affaires étrangères de notre pays, Abdoulaye DIOP, tranche définitive la question. News York en marge Depuis la 77e Assemblée générale de l’UNU, l’a affirmé que le processus du retrait du Mali à cette organisation était définitif.

Créé lors du sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel comprenant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, le G5 Sahel qui est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité risque de se fragiliser davantage avec le retrait du Mali de ce regroupement.
Après le message du Tchad appelant le Mali à reconsidérer sa position, les ministres de la Défense des autres États membres du G5 Sahel lors de leur 14e session ont formulé le vœu du retour du Mali alors que la situation sécuritaire se dégrade dans la sous-région . En effet, au-delà des pays du Sahel, les groupes terroristes sèment la terreur dans les pays du Golf.
« C’est vrai le retrait du Mali est un handicap pour toutes les articulations de la force conjointe du G5 sahel, mais nous continuons la lutte, et nous sommes soudés », a déclaré Daoud Yahaya Brahim, ministre de la Défense du Tchad et président en exercice de la conférence des ministres.
« Nous n’avons jamais laché le Mali. Nous demandons toujours à nos frères maliens de regagner le G5 Sahel parce que l’ennemi est commun et le G5 Sahel est créé même par rapport au terrorisme dans le Sahel et précisément au Mali « , at-il souhaité, convaincu que sans le Mali, la lutte contre le terrorisme au Sahel serait encore plus difficile. Un retour du Mali au sein du G5 Sahel est capital donc selon les ministres.
News York où la 77e Assemblée générale des Nations unies participait, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye DIOP, lors d’un entretien avec la radio VOA a évoqué la question du G5 Sahel qui devrait être au cœur du dispositif militaire dans la lutte contre le terrorisme.
«Le Mali a quitté le G5 Sahel parce que les droits de l’État du Mali ont été niés contrairement à tous les textes de l’organisation pour que notre pays assume la présidence de l’organisation. Malgré les nombreuses mises en garde, nous n’avons pas été écoutés. Donc, nous nous sentons à l’étroit dans cette organisation. D’autant plus que le donneur d’ordre qui est la France qui parraine cette organisation s’est opposé avec un autre État membre du G5 Sahel. On ne peut accepter d’être dans une organisation et d’être considéré comme des citoyens de seconde zone », ont rappelé les ministres DIOP.
Avant d’ajouter : « La décision qui a été prise est celle du retrait du Mali. Cette décision a été actée et les instruments du retrait du Mali ont été déposés auprès du secrétariat du G5 et transmis à tous les États. Le retrait du Mali est définitif ».
En clair, les appels et les messages demandant notre pays de reconsidérer sa position n’ont pas été acceptés par les autorités de la Transition qui souhaitent prendre leur distance de cette organisation qui peine depuis sa mise en place à être opérationnelle pour des raisons essentiellement financières .
En claquant la porte du G5 Sahel, le Mali compte sur le soutien de l’Algérie, un pilier incontournable dans la lutte contre l’insécurité, pour la redynamisation des mécanismes régionaux africains de lutte contre l’insécurité. En cet effet, lors des visites de 72 heures du chef de la diplomatie algérienne à Bamako, du 1er au 3 septembre courant, cette possibilité a fait unanimité. Pour les deux parties, l’Est doit imaginer les solutions africaines aux problèmes africains sans exclure les partenaires d’autres continents.
« L’essentiel que nous pouvions dans notre contexte régional d’œuvrer à mettre en place un mécanisme qui pourrait répondre à l’insécurité, le maïs aussi pour créer les conditions du développement économique de nos pays », ainsi que les ministres Abdoulaye DIOP.
À ce titre, le Mali et l’Algérie ont nécessité la nécessité de renforcer et de redynamiser le Comité d’état-major opérationnel conjoint créé en 2010 regroupant le Mali, le Niger, la Mauritanie et l’Algérie dans la lutte contre l’ insécurité.
À travers ce Comité d’état-major, l’Algérie pourrait apporter son soutien à la lutte contre le terrorisme puisque le prince de non-déploiement de ses soldats sur des théâtres d’opérations extérieurs a été levé.

PAR SIKOU BAH

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