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les grandes lignes de la déclaration Bamako – Info-Matin

Les rideaux sont tombés, ce jeudi 22 septembre 2022, sur les travaux du premier Forum sous régional des leaders religieux Musans sur la paix et la stabilité dans les pays du Sahel au Centre international des conférences de Bamako (CICB). La cérémonie de clôture était placée sous la présidence du ministre de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix Réconciliation nationale, Ismaël WAGUE ; qui avait à ses côtes, le ministre de la Refondation de l’État chargé des relations avec les institutions ; Ibrahim Ikassa MAÏGA ; le président du Haut conseil islamique du Mali, le Chérif Ousmane Madane HAÏDARA.

Ce forum, initié par le Haut conseil islamique du Mali (HCIM) si vous souhaitez un cadre d’échanges au sein du religieux afin d’apporter des solutions aux difficultés que traversent le Mali et les pays sahéliens ; difficultés notamment liées au terrorisme et à l’extrémisme violent.
Ils étaient une dizaine de pays à participer, à Bamako, au forum qui s’est tenu les 21 et 22 septembre 2022 sur la problématique du terrorisme. Les s’agitent du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigéria, du Sénégal et du Tchad.
Cette rencontre, au-delà du partage d’expériences, visait à se pencher sur les causes profondes du terrorisme ainsi que sur les solutions envisageables pour le retour de la quiétude dans la sous-région ouest-africaine.
Et l’initiative qui émane du HCIM est d’autant plus à saluer qu’elle se veut une contribution de ces leaders religieux à la recherche de la paix dans une sous-région fortement tourmentée par les actions susceptibles de prétendus fous d’ Allah  » dont les actes sont pourtant aux antipodes de la religion Musane et des enseignements du Saint prophète.
La pertinence de ce Forum ne saurait être non plus, mise en doute dans un contexte où après environ une décennie de lutte contre les forces du mal, le «  tout militaire  » à montré ses limites sur le terrain. D’où la nécessité d’explorer d’autres pistes.
Et en la matière, les leaders religieuxulmans peuvent être d’un apport considérable, étant entendu qu’à côté des actions des forces de défense et de sécurité, il s’agit de déconstruire le discours des terroristes qui s’appuie sur des postulats et autres interprétations erronées de l’Islam pour se faire des disciples dont ils se serviront pour accomplir leurs basses besognes.
C’est donc un combat qui vaut la peine d’être menée. D’autant plus qu’il s’agit de défendre immagine de l’Islam en coupant l’herbe sous les pieds de charlatans qui surfent souvent sur l’ignorance et la misère des populations pour se faire une renommée en prétendant agir au nom de cette noble religion.
Le Premier ministre par intérim Abdoulaye MAÏGA, qui présidait la cérémonie d’ouverture le mercredi 21 septembre 2022, avait traduit les félicitations du Président de la Transition, au HCIM et à tous les fidèles musulmans du Mali et du Sahel pour l’organisation de cet Événement qui contriberait, s’il en est, à la promotion du pays et de la stabilité dans la région.
Le Colonel Abdoulaye MAÏGA a rendu un hommage appuyé aux chefs religieux qui selon lui, « constituant dans notre société traditionnelle des maillons sûrs de la stabilité et de la paix ».
Il a rappelé que pour faire face à l’extrémisme violent et lutter contre le terrorisme, le Gouvernement a adopté en 2017, une politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et son plan d’action.
La mise en œuvre des projets et programmes découlant de ce plan d’action s’appuie en grande partie sur une étroite collaboration entre le Gouvernement et les confessions religieuses, auprès du Premier ministre par intérim. D’autre part l’importance capitale du Forum dont le Gouvernement attendait avec impatience les conclusions et recommandations.
Au terme des travaux, les participants à la rencontre de Bamako ont convenu de la nécessité de la création d’une convergence de l’ensemble des Musans de la sous-région, et plus tard de l’Afrique.
En cet effet, une concertation réunissant l’ensemble des représentants des pays participants a adopté la déclaration suivante désignée Déclaration de Bamako.
Les participants ont accepté de mettre en place une faitière sous régionale, regroupant les faits des pays adhérents à la présente déclaration de Bamako.
Ils ont aussi décidé de la mise en place d’un Comité technique comprenant les experts des pays participants avec pour mission de poursuivre la concertation sur les modalités de création, d’organisation et de fonctionnement de ladite structure.
Enfin, un collège composé des présidents des Associations et faitières des organisations musulmanes des pays adhérents à la présente déclaration assure le suivi des travaux de ce comité.
Le ressort de la lecture de cette résolution que le Comité déposerait son rapport en décembre 2022, et son adoption traiterait l’objet d’une assemblée générale constitutive de la structure à mettre en place.

Par Abdoulaye OUATTARA

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