Le 24 janvier dernier, par un communiqué lu sur les ondes de la Radio-télévision du Burkina (RTB), des militaires, regroupés au sein du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), déclaraient avoir mis fin au pouvoir de Roch Marc Christian Kabore. Du coup, l’on a assisté par-ci par-la, à des scènes de liesse saluant ainsi la fin d’un régime que l’on accusait impéritie et de nonchalance face à la grave crise sécuritaire que connaît notre pays. Je ne souhaite pas entrer dans cette polémique pour justifier ou non l’opportunité d’un coup d’Etat. Tel n’est pas mon objectif. Mais je veux seulement faire observer que le coup d’Etat contre Roch Kaboré, a été perpétré par de jeunes officiers dont les plus âgés sont des quadragenaires. L’en est de même pour le Mali, la Guinée et même le Tchad. Partant de cette situation, je voudrais très respectueusement et humblement demander à tous ceux qui sont de la génération de Roch Kaboré, de faire valoir leurs droits à la retraite politique. Ainsi, ils entreront dans l’histoire par la grande porte. C’est un conseil que je donne à ceux qui veulent m’écouter. Je ne force personne, encore que je n’ai même pas les capacités de le faire. Mais je sais seulement que ceux qui accepteront de m’écouter, ne vont pas le regretter. Car, pour moi, il faut savoir quitter les choses pendant qu’il est temps. Surtout quand on sait que les jeunes d’aujourd’hui ont les yeux si décillés qu’ils n’acceptent pas facilement certaines choses. En tout cas, pour moi, la chute de Roch Kaboré doit sonner la retraite de la vieille garde. Elle a fait son temps et l’heure est venue pour elle de s’éclipser pour laisser la place à une nouvelle génération.

L’histoire ne retient généralement que le mauvais côté de l’homme

Malheureusement, je fais le constat que certains has-been, au nom de considérations alimentaires, persistent de faire l’âne pour avoir du foin. Je ne cite le nom de personne mais je souhaite que ceux-là qui se reconnaissent dans mon propos, se mouchent s’ils se sentent morveux. Car moi, fou, je ne vais jamais cacher ma vérité à quelqu’un. Je préfère la he say, droit dans les yeux, quitte à ce qu’il décide d’en faire autrement. Et quand il verra les conséquences, il s’assumera. En fait, en demandant aux vieux briscards de se retirer de la scène politique, je n’ai rien contre eux. Bien au contraire, je veux leur éviter l’humiliation comme ce qu’ont vécu, tour à tour, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) au Mali, Alpha Condé en Guinée et récemment Roch Marc Christian Kaboré au Burkina Faso. Je ne suis pas contre les gérontocrates. Mais je souhaite qu’après avoir vu briller leur étoile, ils restent maintenant dans l’ombre. Ainsi, en cas de problème, ils serviront de rempart moral. Mais s’ils ont passé leur temps à jouer sur le même terrain que les jeunes dont certains ont l’âge de leurs enfants, qu’ils ne s’étonnent pas qu’on leur manque de respect. Surtout quand on sait que la politique est le milieu par excellence des piques et des coups-bas. Voyez-vous ? Le faut savoir si faire accepter en acceptant parfois le renoncement. Car, l’histoire est ainsi faite qu’elle ne retient généralement que le mauvais côté de l’homme.

« Le Fou »

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