Le prix des céréales ou autres denrées alimentaires connaissent ces temps-ci une augmentation à Bobo-Dioulasso, comme partout au Burkina Faso. Le 4 avril 2022, une de nos équipes part faire le tour de ces marchés et boutiques des villas en fin de situation. Lisez !

La hausse des prix des produits n’est plus un secret pour personne aujourd’hui au Burkina Faso. Et avec l’avènement du mois de Ramadan, tous les produits ont connu une augmentation, voire doubler de prix. Marie Amoa est vendeuse au petit marché d’Accart-Ville. Rencontrée ce matin sur son lieu de vente, on constate le manque de clientèle autour d’elle. Elle confie que « Les clients ne viennent pas. Ils crient que les produits sont chers, mais ce n’est pas de notre faute. Nous aussi on achète cher. Par exemple la boîte de bissap-la, avant qu’on achetait à 200f, mais aujourd’hui c’est 300, 350F. Donc, on est obligé de vendre à 400F ou 500F. Souvent même on ne gagne pas ». Autre lieu même constat. Le petit mil, l’une des céréales les plus demandées sur le marché durant ce mois de Ramadan a flambé de prix. La boîte qui était à 400F est aujourd’hui vendue à 700F, nous avoue Marie Amoa.

La situation sécuritaire comme prônée

Selon elle, cette situation est due à la situation sécuritaire de notre pays. « The ya des cultivateurs qui n’ont pas pu semer cette année à cause des terroristes, et aussi il n’a pas bien plu », poursuit-elle. La question sécuritaire est aussi la principale raison de cette hausse des prix des produits, selon Jonas Sokindo, un boucher. « Je vends le kg à 2500F. Parce qu’aujourd’hui, nous-mêmes on ne gagne pas la viande. C’est à cause des terroristes. Les gens ont peur d’aller en brousse pour acheter les animaux. Et en brousses aussi, plusieurs bergers ont fui laisser leurs troupeaux ››, explique le boucher. Quant au sucre et à l’huile, les avis sont divergents et diversifiés. Les clients accusent les commerçants. « C’est à cause du mois de Ramadan, les commerçants ont augmenté les prix. Hier (dimanche 3 avril), j’ai payé le paquet à 800F et ya des pièces où on vend à 850F. L’huile, ça tourne autour de 1200F le litre. Vraiment, tout est cher ››, se désole Mamou Bamba. Par contre les commerçants eux accusent le gouvernement. Selon eux, les prix que le gouvernement dit dans les médias n’ont rien à voir avec les prix sur le marché. « Par exemple, j’ai pris 5 cartons avant-hier à 95000F soit le paquet à 760F, il ya le transport, vous voulez qu’on vende à combien ? ›› Demande Moussa Traoré. Une chose est sûre, cette flambée des prix ne fait pas l’affaire des commerçants, encore moins de la population surtout dans ce mois de Ramadan.

Gaoussou OUEDRAOGO

Olivier COULIBALY / Stagiaires

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