Au Burkina Faso en général plus précisément à Bobo-Dioulasso, les vacances scolaires commencent à partir du mois de mai ou juin. Cela sous-tend la fermeture des établissements scolaires et universitaires.

Pendant les mois de vacances beaucoup d’enfants (élèves et étudiantes) en profitent pour s’adonner à de petites activités qui les occupent et souvent rémunérées. Ces activités leur permettraient non seulement d’avoir de quoi survenir à leurs besoins, mais aussi d’apprendre des métiers et se réaliseront avec la vie active qu’ils seront appelés à faire face à un moment de leur vie.

Parmi ces multiples activités auxquelles ils s’adonnent, il y a la soudure, la menuiserie, la couture et les promotions de vente pour les garçons et les filles s’occupant dans les salons de coiffure, les marchés pour vendre des condiments et accessoires destinés aux femmes et aussi dans la promotion d’une vingtaine d’organisations d’entreprises dans le cadre du marketing. Pour Abdoulaye Sanou, vendeur ambulant, «Cela fait trois ans bientôt que chaque vacance, je me promène aux quatre pièces de la ville pour le ventre des biscuits, des bonbons, des lotus et bien d’autres.

Ça me rapporte beaucoup car, grâce à mon petit commerce, je parviens à chaque rentrée à m’acheter de nouvelles habitudes, des chaussures et je garde toujours quelque chose pour mes petits besoins supplémentaires. C’est fatiguant, mais je m’arme du courage nécessaire pour plus tard arriver à me confronter aux aléas de la vie qui se présenteront à moi ».

Les efforts fournis par ces enfants leur sont bien louables. Cela profite également aux parents qui dépensent moins pour eux. Assita Traoré explique comment elle s’occupe du pendentif ses vacances. «Mais simple vend des fruits au marché de Ouézinville. Comme ce sont les vacances, je profite d’aider dans son commerce.

Dans la soirée, je sors me promener avec les citrons et je peux faire une recette moyenne de dix mille FCFA. Choisi qui est bénéfique non seulement pour elle, mais pour moi aussi », dit-elle. Par ailleurs, d’autres enfants font ces métiers pour souder leur scolarité et aider les parents pour les dépenses de la maison. Jules Ouédraogo est orphelin de père. Le fait parti de cette catégorie d’enfants.

« C’est devenu une coutume pour moi de mener une petite activité génératrice de revenus à chaque vacance. Ce petit commerce de parfum, pommade et porte-monnaie pour homme, m’est avantageux. Grâce à cette activité, j’aide ma maman pour ma scolarité et pour d’autres choses. Je me suis même acheté un vélo la rentrée passée grâce à mes économies », t-il informe. Le travail abattu par ces jeunes qui sont avenir du Burkina, est à féliciter car ils font preuve de courage et de maturité.

Anasthasie BONKOUNGOU

Afissatou CHAUD

Stagiaires

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