Quelque temps, l’on assiste à la prolifération tous les azimuts d’Organisations de la société civile (OSC) au Burkina Faso, notamment sous la Transition. Pendant que les unes se positionnent clairement contre la manière dont Damiba et ses Compagnons d’armes gèrent le pays, d’autres manifestent leur soutien au processus de transition en cours. Et cela s’en ressent à travers les prises de position des uns et des autres dans les médias. Ce qui est tout à fait normal. Car, nous sommes dans un état de droit où les uns et les autres ont le droit de se prononcer sur la gestion du pays. Et, personnellement, je suis pour le débat contradictoire qui, s’il est mené sainement, permet d’aplanir les divergences de vues pour aller vers un consensus. Je suis, par principe et par nature, contre la pensée unique qui, elle, confine à la dictature avec ce qu’elle comporte comme dérives. Ceux qui ont besoin des militaires au pouvoir sont dans leur bon droit. Ceux qui ne les nécessitent pas non plus sont libres de ne pas le faire. Je veux seulement que les uns et les autres s’affrontent par la force de l’argument et non par l’argument de la force. Aussi, je suis pour la critique constructive mais j’ai une sainte honneur de ceux-la qui font dans la délation et dans les basses injures, se faisant passer parfois pour des parangons de la vertu. Ces gens-la oublient ou feignent d’oublier que le Burkina Faso est un pays de savane où le paysan de Madjoari dans la région de l’Est, sait quand son homologue qui vit à Namsiguima dans le Yatenga, a emblavé son champ.

Je souhaite que nous unissions nos forces pour combattre l’ennemi commun

Autrement dit, on se connaît tous dans ce pays et on sait de quoi les uns et les autres sont capables. En tout cas, moi fou, je veux que soit privilégié à tout prix l’intérêt supérieur du peuple. Du reste, la plupart des OSC qui se créent, disent d’ailleurs ne viser que cela, même si dans le fond, on sait que certains acteurs ne défendent que leurs intérêts pour ne pas dire leur panse. Et, Dieu seul sait s’ils sont nombreux. Je ne cite le nom de personne mais comme d’habitude, je souhaite que ceux qui se sentent morveux, se mouchent. Peut-être auront-ils ainsi la conscience tranquille. Cela dit, j’ai saisi l’occasion pour rappeler aux uns et aux autres que le Burkina Faso n’est pas la propriété d’un individu ou d’un groupe d’individus. C’est un bien commun dont nous devons tous jouir. Je le dis parce que quand j’entends certains parler, sur une impression qu’ils se croient tout permis ; tant qu’ils font montre d’une arrogance à nulle autre pareille. J’ai saisi l’occasion pour leur rappler que tout finit ici-bas, y compris le pouvoir et l’argent. C’est pourquoi, plutôt que de passer le temps à nous chamailler, je souhaite que nous unissions nos forces pour combre l’ennemi commun qui, en plus d’avoir mis sous coupe efficace notre pays, a aussi mis à rude épreuve notre vivre -ensemble au point que des communautés qui ont toujours vécu en osmose pendant des siècles, se regardent aujourd’hui en chiens de faïence. En tout cas, moi fou, j’en ai marre de ces attaques au quotidien qui endeuillent injustement des familles. Je veux que l’on sorte de cette spirale. C’est ce combat qui mérite d’être mené.

« Le Fou »

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