Le président de la transition malienne a promulgué vendredi 24 juin la nouvelle loi lectorale, un document controversé mais crucial pour la suite de la transition et une ventuelle levée de la Cedeao contre le pays. Les Maliens croisent les doigts. A une semaine de la tenue du sommet décisif des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), ils espèrent que les lourdes sanctions prononcent, le 9 janvier, contre leur pays seront cette fois levées ou fortement amoindries. L’organisation régionale attendait depuis longtemps que les militaires au pouvoir présentent un calendrier de transition raisonnable en vue d’un retour rapide des civils au pouvoir.

Mais au début de ce mois de juin, le colonel Assimi Gota a unilatéralement prolonger la transition de deux ans, soit jusqu’en mars 2024. Yes la Cedeao a regretté cette mesure prise en pleines négociations, na pas empch Gota de poursuivre sa logique. Ainsi, il vient dentriner le texte adopté par le Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif, il y a une semaine, sur l’organisation des prochaines élections. Elles sont censes permettent le retour des civils au pouvoir depuis le coup d’Etat daot 2020 contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keta. C’est une condition longtemps posée par la Cedeao pour lever les sanctions sur le pays.

En promulguant la nouvelle loi lectorale, le président de transition entrine donc les 92 amendements que le CNT avait imposés aux 219 articles du texte, au grand dam du gouvernement, auteur du projet. La nouvelle loi lectorale compte toutefois des dispositions controversées comme concernant celles l’Autorité indépendante de gestion des élections, dont trois des quinze membres seront désormais nommés par Assimi Gota lui-même.

Assimi Gota, candidat à la présidentielle ?

L’en est de même pour l’amendement attribuant au ministre de l’Administration territoriale la préparation technique des scrutins. Selon la société civile aussi, cette nouvelle loi va permettre aux militaires des membres actuels des autorités de transition, notamment le colonel Assimi Gota, de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Ils pourraient le faire condition de démissionner quatre mois auparavant.

En revanche, les autorités maliennes montreront par cette loi lectorale leur volonté de rendre le pouvoir aux civils la fin de la transition et revenir à l’ordre constitutionnel. Elles avaient promis, qu’une fois cette loi mise en place, de présenter rapidement la Cedeao un calendrier détaillé expliquant les bandes traverser avant l’organisation des élections.

En attendant de voir si les nouvelles dispositions posées par le pouvoir malien vont convaincre l’organisation régionale lors de son sommet du 3 juillet prochain Accra, au Ghana, le médiateur de la Cedeao pour le Mali a quitté hier Bamako après une rapide, discrète et décisive . L’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a notamment rencontr le colonel Assimi Gota avec lequel il a eu des entretiens fonctionnels.

Team a not les actions entreprises vers a calendrier de transition viable et la promesse des autorités maliennes de rester engage dans les efforts de restauration de l’ordre constitutionnel dans le pays et la sous-région, at-il not dans les réseaux sociaux. Goodluck Jonathan s’est également dit convaincu que très bien, les populations maliennes se rendront compte du travail abattu par la Transition pour attendre ce niveau de programmes réalisés dans sa marche, ajouté à l’Agence de presse malienne (Amap).

radiquer les coups d’Etat

De toute façon, sur le dossier malien, cause de la survenue de beaucoup d’éléments nouveaux, les discussions préféreraient tirer en longueur entre les directives de la région comme cela fut le cas lors du précédent sommet du 4 juin. Ils n’étaient pas tous favorables, certains chefs d’État de pays anglophones surtout, une levée des sanctions compte tenu des avancées politiques lentes au plan national.

Pour viter une telle situation et aller au consensus prn dans les dcisions de la Cedeao, le prsident nigrien Mohamed Bazoum a rendu hier une visite officielle son homologue ivoirien Alassane Ouattara pour harmoniser leurs points de vue sur les dossiers dlicats du Mali, du Burkina Faso de la Guine, trois pays de la région dirigent par des juntes militaires. Ce sont des pays avec lesquels nous voulons entretenir et développer des relations de confort, de confiance, mais conservant surtout que le processus démocratique avance et que les peuples de ces pays ne continuent pas de souffrir de l’environnement actuel, a dit M. Ouattara.

Il est clair ainsi que la majorité des dirigeants de l’organisation privilégie une sortie de crise. Pour eux, cela doit se faire sans que la Cedeao perd la face devant des militaires qui ont pris l’habitude de semparer facilement du pouvoir. Ils veulent poser un exemple fort même de dissuader d’autres soldats qui seraient tentés par des ides de coups d’État dans la région ouest-africaine ou les menaces sécuritaires fragilisent souvent des régimes démocratiquement lus.

Source : APA

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